Et oui Mesdames et Messieurs, après plusieurs mois d’attente insoutenable, le grand moment est enfin arrivé : votre blog préféré, source inépuisable d’information pertinente et monument littéraire du Web est de retour ! Et oui, c’est reparti pour des pages et des pages de culture et de débats sur des sujets d’actualité brûlants. En plus, pour fêter ça, et je suis sûr que rusés comme vous l’êtes (enfin, comme certains d’entre vous l’êtes) vous l’aurez remarqué, ces pages ont fait peau neuve et arborent avec la plus grande élégance un design du meilleur goût que j’ai bien dû mettre 5 minutes à choisir. D’ailleurs en même temps, je fête le 30e post sur ce blog. C’est donc un double anniversaire et ne me dites pas que vous vous en foutez.
Donc bon, tout ça c’est du marketing, il faut marquer le changement. Nouveau semestre, nouvelle ville (Sydney pour ceux qui seraient à la ramasse) et nouveau concept vachement plus sexy que le précédent : je ne suis plus là pour étudier, faire la fête et voyager, mais pour effectuer un stage long de 9 mois (bon il ne doit en rester que 7 maintenant, mais c’était le principe au départ) ! Donc oui, je sens votre excitation monter, vous vous languissez déjà à l’idée de lire mes longs posts narrant mes déboires avec la photocopieuse et la machine à café ou comment imprimer en A3 recto-verso tout en buvant un café allongé sans tomber dans le redoutable piège du bourrage papier. Et bien ne vous inquiétez pas, si vous êtes des lecteurs assidus, tout ceci n’aura plus de secret pour vous. Mais loin de moi l’idée de ne vouloir relater dans ce blog que des expériences de la vie de tous les jours. Non, ces pages seront aussi un espace de réflexion où j’essaierai de décrire au mieux tous les tourments qui s’emparent de l’innocent esprit d’un jeune employé exploité dans une grande ville australienne, comme par exemple l’atroce frustration de l’ascenseur qui veut qu’il y ait toujours quelqu’un dans votre ascenseur qui aille à un étage supérieur au votre alors que statistiquement vu qu’il n’y a que 18 étages et que votre bureau est au 14e, c’est vous, qui la plupart du temps devriez infliger un regard méprisant à tous ces petits êtres insignifiants qui descendent à leurs tous petits étages pendant que vous continuez votre glorieuse ascension sans fin vers votre étage dans lequel se trouve votre siège Ikea à hauteur et inclinaison du dossier modulables.
Mais pour l’heure, parce que je sens que de mauvais esprits me diront que je m’égare, revenons sur ce dernier mois et demi. Bon je vais essayer de vous épargner tous les détails et puis d’ailleurs nombre de vous sont déjà grosso modo au courant de tout ça (sauf individus égoïstes qui s’en foutent et qui diront pour se défendre que moi aussi je me fous de leur vie, ce qui n’est pas faux, mais j’ai plus de mal à admettre qu’on se foute de ma vie que le fait que je me foute de la vie des autres). Bref donc, je suis arrivé à Sydney début janvier dans l’indifférence générale d’une ville qui visiblement ne m’attendait pas particulièrement. Ceci fut d’ailleurs ma première déception. Bon alors évidemment, comme il fallait que je rende ça un minimum rigolo, j’avais pris soin de me planter dans ma date d’arrivée de sorte que, lorsque j’ai posé le pied sur le sol australien à 21 heures (ou un truc dans le genre) je n’avais pas de réservation d’hôtel. Mais bon tout ceci est anecdotique et m’a d’ailleurs permis de visiter l’hôtel Ibis de l’aéroport de Sydney, chef d’œuvre d’architecture délabré à 110$ la nuit. Bien que l’argent ne soit pas un problème pour moi (mais plutôt pour mon cher banquier de la Sogé, Mr O, qui, cela dit en passant, est décidément toujours aussi blagueur) j’ai passé ma deuxième nuit à l’auberge de jeunesse après avoir passé ma première journée dans le centre de Sydney à contempler l’Opéra (mais bon maintenant ce n’est plus très drôle, je m’y suis habitué). J’avais dans la tête de trouver un logement le jour même comme je l’avais fait lorsque j’étais arrivé à Brisbane. Il suffisait pour cela d’aller dans une agence spécialisée de collocation pour étudiants et l’affaire aurait dû être pliée dans l’après midi. Et ben raté ! Ces agences n’existent pas à Sydney et la tâche s’annonçait donc plus difficile. Me voyant mal rester à l’auberge de jeunesse alors que mon stage commençait, j’ai donc appelé Charmaine, contact que j’ai eu par l’intermédiaire de Théodora et qui m’a sauvé la vie. En effet, Charmaine et son mari Jim ont eu l’extrême gentillesse de m’héberger sous leur toit le temps que je trouve un logement, c'est-à-dire un peu plus d’un mois. Là, je vous sens tressaillir. « Un mois ?? » criez-vous avec stupeur ? Et oui, un mois, un mois pendant lequel j’ai dû visiter une quinzaine de maison sans trouver la réplique parfaite de ma collocation de Brisbane. Un mois pendant lequel je me tapais une heure de bus le matin, ce qui faisait que je n’avais pas le temps de prendre mon petit dej et que du coup j’étais devenu un habitué du McDo au point que dès que je mettais un pied dans le resto, la nana derrière le comptoir me servait directement un Mud Muffin sur une assiette et me demandait inlassablement chaque vendredi si je travaillais le week-end avant de laisser exploser sa joie d’avoir deux jours de repos. Mais bon, le pire c’était sans doute lorsqu’elle me disait « Have a wonderful time » en me tendant mon Muffin. Genre « Yeah », l’incroyable expérience McDo : manger un muffin à 8h50 en écoutant un podcast du Fou du Roi. Quand elle me disait ça, j’avais envie de lui écraser sur la gueule son muffin. Mais bon, elle était gentille, et quand elle formait la nouvelle employée, elle lui a même appris à me reconnaitre et à me servir mon muffin. Du coup, j’ai changé de McDo le matin. J’en ai trouvé un autre, vachement moins sympa, où tu peux revenir 15 fois dans la journée et ils ne se souviendront pas de ta tête et ne penseront qu’à servir à la chaîne le plus vite possible, mais au moins, quand ils te servent un muffin, tu n’as pas l’impression que c’est ton petit plaisir de la vie. Mais bon encore une fois je tiens à rendre hommage à la famille qui m’a hébergé pendant ce mois parce que ça m’a franchement bien bien dépanné et ils ont été plus que super sympas.
Enfin bref, maintenant, j’ai emménagé. J’habite dans Newtown, un quartier très rigolo où les avions volent très bas. C’est ce qu’ils appellent ici le quartier « trendy » de Sydney. Alors, bon, du coup maintenant je pense que je saisi un peu la définition de « trendy ». Si vous êtes « trendy » c’est que vous êtes : jeune-sympa-fauché-punk-gothique-gay-hétéro-buveur de bière et d’alcool en général- amateur de petits restaurants. En gros c’est un quartier assez sympa. Pas parce que c’est joli, non non, mais parce que finalement c’est jeune avec plein de gens différents sans que ça soit craignos. A la base je voulais habiter à la plage, mais bon c’était trop cher et puis les collocations, ce n’est pas trop la mode là bas. Ici, ce n’est pas cher et y’a plein de collocations. Donc là, je suis avec un allemand qui est arrivé depuis plus de 4 ans et qui ne compte pas repartir et un Australien. Donc pas de chieurs de francophones comme j’en avais à Brisbane et qui sont même allés jusqu’à venir me dire bonjour à Sydney.
Donc voila, ma chambre est assez craignos et je me réveille toutes les nuits pour combattre les moustiques (mais aujourd’hui j’ai scotché une moustiquaire à la fenêtre – et vlan !). Sinon les collocs sont plutôt cool mais faut encore que je fasse un peu plus connaissance.
Bref voila pour le moment. J’ai déjà atteint deux pages sous Word alors je vais peut être m’arrêter là (parce que après je me farcis des « Ouais mais tu écris des trucs trop longs et trop souvent et comme moi je ne sais pas très bien lire et que je déchiffre encore à 23 ans, je n’ai pas le temps »). Et puis il est minuit et j’ai des photocopies à faire demain matin.
Ah, et pour continuer dans la logique marketing, un peu de teasing : « Ne manquez pas dans le prochain post : Le passage par Sydney d’Isabelle et Felipe, la rencontre intime avec Sylvester Stallone et le passage à Sydney du Queen Mary 2 et du Queen Elisabeth 2 ! »