vendredi, septembre 15, 2006

Continuons notre petit recensement des différences culturelles entre la France et l'Australie.

Aujourd'hui, attachons-nous à la vie sur le campus. Pour ce faire, je vous propose de réfléchir avec moi sur deux emails. L'un envoyé par M. Camilleri (INT), l'autre par l'administration de QUT.

Bon, je triche un peu, le premier mail n'est pas passé sur la liste adhérent maisel et n'a circulé qu'en interne (merci à Loïc) mais bon, ça ressemble pas mal aux mails qu'on reçoit et comme ça les gens de l'INT n'auront pas à se farcir un mail qu'ils connaissent déjà. Et puis celui là m'a bien fait rire et possède la très grande particularité d'être écrit sans faute d'orthographe.

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Sujet : transhumance de printemps

Cette tradition montagnarde est arrivée aussi sur la Maisel, en effet le club biere organise aussi sa transhumance.
Mais sur la Maisel, pas de bétail mais uniquement des futs de biere
Celle-ci a lieu de façon bruyante et nocturne entre 3 et 4h du matin.
Ils oublient que certains adhérents à ces heures là dorment tranquillement
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Bon, voila un mail sur un ton un peu décalé et resigné, qui ne parle pas de grand chose et qui ne fait pas forcément très professionnel. En Australie, voila le genre de mail G qu'on envoie :


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Please take the time to read the following information which has been provided to us by the Queensland Police Service.

Security Alert

At 2.30pm on Thursday 07/09/06 a woman was assaulted while climbing a set of stairs leading from Kelvin Grove Road to go onto the pedestrian overpass near Normanby Terrace. The male offender (image shown below) assaulted and attempted to restrain the female complainant.

Description of Offender

Male, approx 18 to 25 years old, a light olive complexion, proportionate build (fit looking but not muscular), 178-180cm, short dark messy curly hair with short sideburns, and a thin moustache.

The offender was wearing a yellow t-shirt with a motif on the front, and medium coloured blue denim jeans at the time. Any information should be forwarded to the police on 3364 6464.




If you are on campus after hours, wherever possible, walk with another person and consider using the Security shuttle bus or calling the Security Help Desk on 3864 5585 for an escort.

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Donc, comme vous pouvez le voir, c'est pas la même chose. Ici, quand ils envoient un mail G, c'est du lourd (bon, vous me direz, c'est pas le même nombre de destinataires non plus).


Sinon, en ce qui concerne le flash Steve Irwin du jour (parce que vous vous en foutez, mais ici, ça fait toujours les infos). Alors bon, une cérémonie publique va avoir lieu mercredi prochain à l'Australian Zoo, la cour de récréation du crocodile hunter. A l'origine, elle devait avoir lieu mardi, mais, comme le veut la théorie des séries noires, un autre australien connu est mort (un pilote de rally qui s'est mangé un arbre ou qui a mal pris un tournant) et sa famille, elle, a accepté les funerailles d'Etat et celles-ci ont eu lieu mardi. Donc du coup, pour éviter un match Peter Block funerals vs Steve Irwin funerals, la famille d'Irwin a décider de reporter le spectacle. Parce qu'il s'agit bien d'un spectacle. Pour pouvoir assister à la cérémonie, il est nécessaire d'avoir un ticket. Bon, il n'ont pas poussé le vice jusqu'à faire payer les gens, mais quand même, il fallait se rendre à l'équivalent d'un guichet Fnac et retirer son billet, et ceux-ci étaient bien évidemment en nombre limité. Comme pour les plus grands concerts, on pouvait voir à la télé des images de gens qui faisaient la queue et attendaient depuis la veille devant les magasins pour être sûr d'avoir leur place. Et ensuite, les images plus affligeantes sont arrivées : celles des gens qui avaient leur ticket et qui sautillaient de joie à la sortie du magasin.

Sinon, on recense également une recrudescence d'actes de barbarie à l'égard des Stingray (raies pastenagues). Les fans de Steve se vengent, tuent ces bestioles et leur coupent la queue. Le gouvernement appelle les gens à cesser ces actes passibles d'amendes en répétant en boucle "Ce n'est pas ce que Steve aurait voulu". Et oui, Steve, défenseur des animaux, pourtant directement attaqué par the PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) qui l'accusent d'avoir maltraité des animaux à force d'aller déranger les serpents et d'attraper des crocodiles. Cette organisme est basé aux US, mais un membre du parlement australien a demandé directement au Parlement Fédéral à ce que des excuses soient formulées à la famille de Steve Irwin, ainsi qu'au reste de l'Australie...

lundi, septembre 11, 2006

Bon, j'ai encore du lourd pour vous cette semaine.

Tout d'avord, pour faire plaisir à Gaëlle-Anne, qui s'était montrée particulièrement enthousiaste lorsque j'ai mis le truc des toilettes, revoici une petite vidéo pédagogique très intéressante. En fait, c'est mon émission préférée à la télé australienne, voire la seule émission que j'aime bien. C'est une émission qui me permet d'apprendre des nouveaux mots de façon ludique. Je l'ai filmée pour vous...

Bon alors en fait, ce passage raconte l'histoire de la naissance du papillon. J'ai coupé une bonne partie du truc, mais l'essentiel est là. Pour ceux qui auraient du mal ça raconte l'histoire d'une chenille (the little caterpillar) qui bien qu'elle aime son arbre, regrette de ne pas avoir d'ailes pour pouvoir aller jouer avec son amie l'abeille (en fait, y'a d'autres insectes qui viennent lui rendre visite mais je les ai zappés). A la fin (et c'est là mon passage préféré), la chenille se transforme en papillon (j'espere ne pas vous avoir bouffé le suspens).

Voici une fenêtre youtube (et oui, je me suis dit que ça serait bien si le monde entier pouvait en profiter - n'empeche, déjà 6 personnes l'on vues alors que je ne l'ai pas encore postée), mais pour les exigeants qui veulent une bonne qualité, vous pouvez télécharger la vidéo ici (clic droit, "enregstrer la cible du lien sous")



Pour ceux, qui voudraient absolument la réponse à la grande question posée à la fin, à savoir si les chèvres ont des ailes. La réponse est non : le gars part vérifier et, après une inspection minutieuse de l'animal, il conclut qu'une chèvre n'a pas d'ailes, mais 4 pattes.



Ensuite, comme chaque jeudi, pour fêter le week-end, après mes 12 heures de cours hebdomadaires, je suis allez au bottle shop, et j'ai acheté du vin français. Ce vin, je l'avais repéré la semaine dernière et l'étiquette m'avait plutôt fait rire. L'Arrogant Frog, doit être le vin français qui se vend le plus. Il est en tête de gondole à plusieurs endroits dans le magasin et est décliné en rosé et en blanc. Il est plutôt cher et plutôt dégueulasse aussi. Ce vin m'a surtout rappelé mon mémoire d'économie industrielle de cette année (d'ailleurs, peut-être qu'un de mes collègues pour ce travail et qui est actuellement en Nouvelle Zélande a trouvé le même). Les vins français sont chers et moins bon que la concurrence étrangère et notamment australienne. Nos exportations de vin se cassent la gueule, mais grâce à un marketing adequat, on peut relancer la machine. Ce vin reste cher et mauvais, mais parce qu'il y a cette grenouille arrogante et franchouillarde dessus, il séduit la clientèle et ça marche... enfin pour l'instant. A côté de ça, il y avait aussi des vins français classiques et complètement hors de prix par rapport à ce qui se fait ici. Pas étonnant qu'on se ramasse.

Bon, je vous mets l'étiquette de derrière aussi, pour ses deux dernières lignes, mais aussi parce qu'ils osent se défendre d'avoir réellement un bon vin qui reflète le savoir-faire français.



Enfin, ce bottle shop est un endroit marrant. Ils nous ont même fait une bonne blague il y a quelques semaines, qui, ma foi, reflète bien le mode de fonctionnement australien, voire anglo-saxon.

C'était un vendredi soir et nous allions, avec mes collocs allemands, acheter quelques bouteilles pour notre soirée à notre bottle shop habituel (le plus grand de Brisbane, le moins cher, et juste à côté de chez nous - vous comprenez maintenant comment j'ai choisi mon logement). A l'entrée, un gars, visiblement récemment embauché, vérifiait les cartes d'identité pour s'assurer qu'aucun mineur ne pénètre dans ce biture-land. Malheureusement, Sandra avait oublié son 18+ card (la carte qu'on achète car elle est la seule, avec le passeport, à faire foie - vous noterez au passage le jeu de mot subtil) et n'avait sur elle que sa carte d'étudiante, ce qui a bien sûr été rejeté par le "videur". Thorsten et moi, qui étions déjà rentrés à l'intérieur, demandâmes donc à Sandra, qui était de l'autre côté de la barrière, ce qu'elle voulait afin de lui éviter de faire un aller-retour. Une fois en possession de la liste complète (Sandra boit beaucoup) nous sommes donc partis faire nos petites courses, quand, 3 minutes plus tard, notre ami videur débile vint nous voir, et nous annonça, en baissant les yeux, qu'il était navré, mais qu'il ne pouvait pas nous servir, "because of that girl". En gros, parce qu'on avait demandé à Sandra ce qu'elle voulait devant le videur, et qu'elle n'avait pas prouvé qu'elle était majeure, le magasin refusait de nous servir nous deux, qui avions notre carte sur nous. Quand il m'a dit ça, j'ai bien sûr éclaté de rire et lui ai demandé :
-"Is that a joke ???"
- "I'm afraid not sir, I'm sorry, I've just asked to my manager, and..."

Donc voila comment ça s'est passé dans sa tête :

1. Demander carte d'identité.
2. Si carte = passeport ou carte = 18+ card, dire "cheers" et laisser passer. Sinon, se mettre en travers de la porte

Et alors ce qui s'est passé ensuite est d'un autre niveau. Quand on a demandé à Sandra ce qu'elle voulait, le gars n'a pas bronché. Mais dans sa tête, il devait se dire "Non mais attends, ils sont en train de me feinter là ! Et puis je veux bien faire mon travail". Du coup, il est parti voir son manager et est revenu vers nous tout penaud car sachant qu'il allait dire une connerie. Parce que bien sûr, la réponse qui vient ensuite, c'est "Mais si on avait discuté de ça à l'extérieur ou si Thorsten lui avait demandé en allemand, vous n'auriez rien pu dire". La réponse dans ce cas là est prévisible et fataliste : "désolé, c'est le réglement". On a dû retourner chez nous chercher la 18+ card de Sandra pour pouvoir finalement acheter quelque chose.

Autant, cette organisation et cette manière de prévoir tout ce qu'il peut se passer avec un règlement assez stricte peut être diablement efficace. Je prends juste l'exemple de l'université ici, et ben je suis sidéré par leur efficacité. Ils ont un SI gigantesque et des gens bien formés qui savent exactement quelles tâches ils ont à effectuer. Je vous assure, c'est d'un autre niveau que Merlier, Camilleri ou la logistique (et encore, je n'ose pas comparer avec ce que j'ai entendu des facs françaises), mais alors quand ça bug, ça bug. Pas moyen de faire une exception ou de se débrouiller intelligemment : la tâche a effectuer n'avait pas clairement été définie par la procedure donc dans ce cas là, on verouille.

Enfin voila pour la petite anecdote pseudo révélatrice du bottle-shop.

A part ça, en parlant d'alcool, la semaine dernière, nous sommes allés au casino. Mila, notre colloc singapourienne, n'arrêtait pas de nous en parler (même si avant hier soir, alors que nous étions en soirée à un autre endroit, elle nous a sorti "I hate the casino, I just go there because of my friends"). Là encore, expérience culturelle intéressante. La moyenne d'âge est bien sûr plus élevée que dans des boîtes normales, mais ce qui est intéressant, c'est le nombre d'adultes de plus de 40 ans qui viennent se mettre des races. Parce que leur concept du casino est moins classe que le notre, et certains y viennent juste pour se mettre une mine au bar. Nous avons d'ailleurs fait une rencontre intéressante ce soir là.

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que les australiens peuvent vous débaler leur vie sans problème. Il n'est pas rare, en attendant le bus qu'un australien que vous ne connaissez pas, vienne vous raconter les détails de sa journée (à quelle heure il s'est levé, si il s'est lavé les fesses (spécial dédicasse), etc.). Bref, ce soir là, nous avons rencontré une australienne bourrée de 34 ans, mariée à 19 ans, ayant 3 enfants et larguée par son mari (ce connard) depuis 5 mois - ce fut après que Mila eut parlé avec une nana qui avait largué son mari parce qu'il la battait (je vous, dis, ils n'ont aucun problème pour raconter leur vie). La conversation s'est naturellement engagée après qu'elle ait renversé son vers de vodka sur mon jean. Elle a commencé par nous expliqué fièrement qu'elle avait bu les deux tiers d'une bouteille de vodka et qu'elle était complètement ravagée (ça on s'en était douté). Puis, elle nous a demandé d'où on venait, mais je n'ai pas répondu (c'est chiant à chaque fois de dire que untel vient de là, untel de là, etc.) donc elle a cru que j'étais allemand, et après, elle nous a expliqué qu'elle n'aimait pas les français, car ils étaient arrogants. Je lui ai alors dit que j'étais français et elle s'est encore une fois excusé, comme pour mon jean. Elle nous a alors dit que elle, elle n'avait jamais foutu les pieds en dehors d'Australie à cause de ses putain de gamins qui l'empechaient de bouger. Puis, je ne sais pas pourquoi, elle a voulu nous montrer sa photo d'identité qui se trouvait dans son portefeuille, qui lui se trouvait, chose intéressante, dans son soutien gorge... (elle avait 34 ans, mais paraissait 45 ans clocharde et alcoolique). En fait elle n'avait pas de sac à main ni de poches, juste un soutien gorge (et oui, elle pouvait être sûr que personne n'allait rien lui piquer comme ça). Enfin bref, ensuite elle a buggé et répétait en boucle "Enjoy life! Me, I'm old now, but I'm enjoying life", genre "moi j'ai gaché ma vie en me mariant à 19 ans, tout ça pour me faire plaquer et me retrouver avec des gamins et ne pas pouvoir voyager, du coup je me met des mines en ayant l'impression que je rattrape le temps perdu, alors qu'au fond de moi je sais très bien que non". Moi j'imaginais juste la discussion des gamins avec la nourrisse :
- "Elle est où Maman ?"
- "Maman se met une grosse race au casino comme tous les vendredis soir"
- "Elle rentre quand ?"
- "Vers 6 heures, mais ne vous inquiétez pas, vous serez reveillés par son haleine quand elle viendra vous faire un bisou avant d'aller se coucher".
Enfin de compte, c'était assez triste comme conversation.

Sinon, ce samedi, avec Thorsten, on a été chez Dominos Pizza. On aime bien y aller parce qu'on rigole toujours là bas, je ne sais pas trop pourquoi. Je ne sais pas comment c'est en France (car, à l'INT on se payait le luxe de se les faire livrer gratuitement), mais ici, ils ont un écran qui affiche l'ensemble des commandes, avec le nom du client et le temps à attendre avant que la pizza ne soit prête. Alors au début, le grand jeu (vous verrez, c'est drôle), c'est de faire genre "Oh tiens, regarde, Nicole vient chercher sa pizza comme chaque samedi soir", "Oh, voila Trent et son chien" etc. Puis, nous avons trouvé un nouveau jeu, dont je ne suis pas peu fier car j'en suis le vrai inventeur. Cela consiste tout simplement à donner un faux nom. La dernère fois, par exemple, j'étais "Ducon". Alors, forcément, déjà, on rigole comme des demeurés quand on voit le nom sur l'écran, mais le plus drôle (tout est relatif me direz vous) c'est quand la pizza est prête et que le gars arrive:
- "Eh Ducon, is that you ?"
- "Yes it's me !"
Enfin voila, on s'occupe comme on peu, on a quand même 8 minutes à attendre...

Dans le genre plus sérieux et studieux ("I'm a nerd"), j'ai fait ma présentation devant ma classe d'australiens de 40 ans. Je suis passé en tout dernier, après qu'ils aient chacun joué leur fayot en faisant des supers powerpoints et en parlant très vite et avec beaucoup d'aisance, comme si c'était la seule langue qu'il parlait depuis 40 ans. Moi, j'avais fait un truc tout pourri, et j'en étais conscient, mais j'avais ma technique: parler avec un super accent français et un powerpoint bourré de fautes d'orthographe (enfin j'imagine). Bien sûr, auparavant, j'avais bien fait attention de harceler le prof par mail en lui disant que je n'étais qu'un pauvre français débile et que c'était injuste que je sois tout seul à faire ce travail alors que les autres étaient en groupe (je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais mon binome australien m'a laché). Et ben ça a vachement bien marché. L'accent français (qu'en fait je n'avais pas trop accentué, vu que je me sentais super mal à l'aise dans cette situation et que dans ce cas, l'accent se fait naturellement très prononcé) a fait apparaître un grand sourire de compassion, du style "Oh regardez comme il est tout mignon et tout con !", et du coup, à la fin j'ai eu le droit à des applaudissements (bon, ils font ça pour tout le monde, comme en France, mais mon prof avait l'air particulièrement convaincu). Donc ça, c'est validé.

Et voila pour "mes palpitantes aventures de cette semaine". "C'était vraiment très intéressant".

Quelques autres pensées en vrac :

  • Il a fait un temps de merde aujourd'hui, je vais demander à l'INT de rembourser le billet d'avion
  • Hakon, le norvégien bizarre qui sort avec des rouleaux de PQ a finalement décidé de rester (je pense que l'agence de location l'a envoyé péter car il a signé pour 6 mois). Du coup il se sent un peu con et tente de se rendre un peu plus sociable. Je l'ai même vu sortir les poubelles vendredi.
  • On a enfin une carte de location de DVD pour pallier à la nullité de la télé. Malheureusement, ils n'ont pas grand chose de terrible terrible en stock.
  • Steve Irwin est toujours mort et passe toujours à la télé
  • j'ai fait un gratin de courgettes cette semaine
  • Je suis en vacances dans deux semaines et vous, vous reprenez bientôt les cours.
  • Voici une blague faite par un de mes profs : 2 pommes de terres se retrouvent dans un four. La première dit "Dis donc, il fait chaud ici !" et la deuxième répond "Putain, une pomme de terre qui parle !"
  • Mon vélo est en réparation. J'ai perdu une pédale. En fait c'est la deuxième fois que ça m'arrive, mais la première fois je l'avais fait réparer gratuitement chez les gens super sympas qui vendent des motos pas loin de chez nous. Malheureusement, la pédale est retombée trois jours plus tard. Le truc c'est qu'Alistair, qui a le même vélo que moi a également le même problème (pédale tombée, réparée, retombée). Nous sommes donc retournés au magasin avec nos vélos respectifs, la pédale à la main. La caissière a éclaté de rire. Enfin, ils ont renvoyé nos vélos à l'usine. Trois solutions : ils nous les réparent, ils nous les échangent, ils nous les remboursent. Suspens... On devrait les récupérer cette semaine (là encore, plus efficace que Decathlon).
  • Petit sondage intéressant vu à la télé aujourd'hui : 50% des Australiens pensent qu'il est bon de taper leurs enfants jusqu'à laisser une marque pour les corriger. 10% des Australiens utilisent des instruments, style ceinture ou bâton pour punir leurs gamins.
  • je suis en train de regarder une course de moto à la télé. Ca veut dire qu'il faut que j'aille me coucher

mardi, septembre 05, 2006

Chers amis, j’ai une bien triste nouvelle à vous annoncer. L’Australie est en deuil.

Aujourd’hui, lundi 4 septembre 2006, Steve Irwin est mort.

Quoi, vous ne connaissez pas Steve Irwin ? Et bien vous devriez pleurer car vous êtes incultes.

Steve Irwin, c’est la maxi star australienne, le héro de chaque Aussie (entendez par là, amis ignares, « chaque australien »). Son surnom, c’est « crocodile hunter », sa passion, impressionner les gens en faisant mumuse avec des animaux dangereux.

Eh ben comme on dit chez nous, « qui s’y frotte s’y pique ». Aujourd’hui, Steve (pour les intimes) c’est fait piquer par une stingray. J’ai beau avoir puisé dans l’immensité de mon vocabulaire anglais et me suis même humilié en allant regarder dans un dictionnaire, mais je n’ai pas trouvé de traduction. Une stingray, c’est une sorte de raie. Bon, pour nous, les raies ne sont à priori pas connues pour leur caractère dangereux, mais les stingrays possèdent la charmante particularité de disposer d’un dard venimeux au bout de leur queue. Visiblement, ce n’est pas comme une piqure d’abeille, parce que Stivou, qui s’est fait piquer dans la poitrine, ne s’en est apparemment pas remis.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe ici. Un peu comme si on apprenait que Johnny Hallyday s’était fait écraser par une Harley. Toute l'ironie du truc, c’est qu’il faisait un documentaire sur ce poisson pour le démystifier. Et ben je ne suis pas trop sûr de qui s’est fait démystifier dans l’histoire.




Une petite pub prémonitoire qu'il avait faite...

Franchement, moi je me mets à la place du stingray. Pendant des dizaines d’années, ce gars faisait des shows dans des zoos où le but était d’exciter des animaux mangeurs d’hommes devant des foules toutes aussi excitées. Pendant des années, des milliers d’animaux ont essayé de le buter, mais aucun n’a jamais réussi, jusqu’à ce que mademoiselle « stingray à démystifier » fasse son entrée. J’en connais une qui doit fanfaronner devant ses copines ce soir.

Sinon, récemment feu Steve avait encore défrayé la chronique (quel homme médiatique ce Steve, il n’arrête pas, si je puis dire). Lors d’un de ses spectacles avec ses amis crocros, Steve n’avait rien trouvé de mieux à faire que de prendre sa petite fille et de la secouer au dessus de la gueule d’un crocodile. Sans doute, Steve, qui je pense avait l’esprit de compétition, voulait-il faire mieux que Michael jackson quand il avait secoué son bébé par la fenêtre de son hôtel à Berlin. Ceci dit, Steve se défendait en disant que quand il était tout petit, son papa faisait pareil avec lui.

Bon bah voila, moi j’attends qu’ils annoncent des journées de deuil national, où qu’ils fassent de chaque lundi un jour férié, ce qui me permettrait d’avoir des week-end de 5 jours.

Vous noterez au passage que je poste comme un ouf ces derniers temps. Certains diront que je n’ai rien d’autre à foutre. Si, je devrais bosser. Et puis bon, vous n’avez rien d’autre à faire non plus que de lire mes conneries, donc poupoune.

samedi, septembre 02, 2006

Sandrine, 2006 – 2006

Sandrine est la copine d’Alistair.

Sandrine est venue nous rendre visite pendant trois semaines.

Sandrine était plus grande que moi.

Aujourd’hui, Sandrine nous a quittés. Amen.

Sandrine, c'est la fille, pas le koala

Sandrine, n’est pas restée longtemps, mais en 3 semaines, elle a réussi à vivre plus d’expériences que quiconque en Australie.

Elle a été suspectée par la douane australienne de transporter de l’héroïne et a même reçu chez elle une lettre informant sa famille qu’elle avait été placée sous surveillance sur le territoire australien.

Quand elle est arrivée, Sandrine aimait l’Australie.

Sandrine a aussi beaucoup voyagé. En trois semaines, elle a été à Sydney, à la grande barrière de corail et à Fraser Island faire une petite randonnée en 4x4.

Sandrine a aussi failli mourir dans un avion et aurait pu avoir l’opportunité d’essayer les masques à oxygène si le sien était tombé comme ceux des premiers rangs.

Sandrine a également accompli l’exploit de prendre la première photo de la colloc avec tout le monde réuni.


Avec d'en bas à droite à en haut à gauche : Sandra, Mila, Isabelle, Hakon, Tête De Con, Thorsten, Alistair et Felipe

Bref, Sandrine était notre 9e colloc (ou 8e si on ne compte pas Hakon, le norvégien bizarre mangeur de papier toilette) et mardi, elle s’est envolée vers un monde meilleur.

Seulement 3 semaines et un au revoir si difficile. L’effet Loft Story : « Ici, tout passe plus vite, c’est hallucinant, hallucinant avec un grand A » (Steevy – 2001)

N’empêche, qu’est ce que ça va donner pour nous à la fin ? Tout ce que je sais, c’est que je vais le filmer pour le revendre à une télé américaine – euh australienne (désolé je les confonds tout le temps) – car ils aiment bien les trucs larmoyants et pas intéressants. J’aurais dû faire ça quand j’ai quitté Paris aussi. Voila tout ce que m’apprend mon séjour en Australie, des occasions ratées de me faire de l’argent.

Enfin bref, Sandrine, si tu nous regardes, ce poste est un hommage. Ton mémorial sur le web. Un peu comme Lady Di et son poteau.

Mais bon, j’ai la foi et on se reverra de l’autre côté de la barrière ou si tu reviens parmi nous ! (évite de ramener de la drogue cette fois)

vendredi, septembre 01, 2006


Fucking Kangourous!



Merci à Sandrine, notre reporter à Lone Pine, pour cette photo

Sinon pour la petite anecdote, deux avions de chasse viennent de passer devant notre terrasse. Voila ce qui arrive quand on commence à vivre avec des allemands.