samedi, juillet 29, 2006

Ca y est ! j'ai vu mon premier Kangourou. Bon d'accord c'était au zoo et ça fait un peu pitié. Mais en même temps, ce n'est pas évident d'en voir à Brisbane. Donc voici quelques photos d'animaux locaux, en attendant de les voir dans leur milieu naturel.

Alors en fait, ici, ce sont le kangourous les plus malheureux du monde. Ils sont dans une sorte d'enclos assez grand et ils se farcissent tous les jours des milliers de touristes débiles et ahuris comme moi qui viennent les emmerder. Et un kangourou, c'est bête aussi, donc ça ne pense pas au suicide...



Voici, Isabelle, ma colloc française qui torture un autre kangourou que moi. Quand on voit ces photos, ça donne envie de se faire un bon steack de kangourous. J'ai proposé ça pour ce soir, mais les filles n'étaient pas d'accord.




Voici un kangourou très sage. Sans doute le chef des kangourous




Voici une autruche débile

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Ceci est un wombat. Une espèce de croisement entre un rat et un porc. En fait, ici il est censé bailler. Il était également écrit que ces bestioles pouvaient mordre. La vigileance était donc de mise...


Et voilà les stars du zoo, les koalas. En fait, c'est le zoo qui a le plus grand stock de koalas au monde, avec près de 130 produits en rayon. L'endroit s'appelait même "Koala Sanctuary". Pour ceux qui ne le savent pas, les koalas sont extrêment paresseux et fragiles. Ils dorment près de 20 heures par jour et chaque mouvement leur nécessite de brûler énormément de calories. Le truc marrant, c'est que simplement, en changeant un koala d'arbre, on risque de le tuer. Moi c'est ce que je voulais faire afin de passer à la télé pour avoir été responsable du plus grand génocide de koalas au monde, mais malheureusement, on n'avait pas le droit de les toucher. Toutefois, pour la modique somme de 15$ on pouvait avoir l'honneur de prendre une photo avec un koala dans ses bras. L'histoire ne dit pas si chaque soir, le koala en démonstration meurt. En tous cas, cette formule a eu énormément de succès auprès des japonais.



Dommage, cette photo est un peu floue, mais voila un koala qui a du style.



Ouais bon, un koala qui dort, banal quoi...

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Waou !! un koala en action, c'est très rare !




Et revoila des koalas qui dorment, sauf que là en plus, ils s'empilent.



Des chauves souris. Je les ai trouvées plutôt mastoques.



Et enfin, mes compagnons pour cette aventure extraordinaire dans la dangeureuse faune australienne.

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vendredi, juillet 28, 2006

Le dernier message que j’ai posté semble visiblement dater du jour où j’ai fait mes courses. Je vais donc faire un bref récapitulatif de ce qui s’est passé depuis.

Samedi soir, je suis allé à l’anniversaire de Tanja, une danoise à qui je n’ai jamais parlé et que je ne connais pas. Car ce qui est bien avec cette communauté internationale, c’est que quand une personne est au courant d’une soirée, tout le monde l’est… Enfin, soirée très sympathique, l’occasion encore de rencontrer des gens.

Dimanche : journée décuve

Lundi, un nouveau colloc, un français est arrivé. Nous passons donc à 5 : 2 français, un brésilien, un norvégien et une allemande. Pendant la journée, je vais à l’université pour effectuer quelques changements dans mes cours. Je décide d’en changer 2, le cours du vendredi soir était trop chiant et celui du mardi matin pas très palpitant (et c’était le matin). Je fais donc les démarches nécessaires pour les changements, mais la personne habilitée à approuver ces changements n’était pas là, on me dit de revenir le lendemain.

J’ai cours de 18h à 21h. En sortant, je file rejoindre mes collocs qui se dirigeaient vers un bar près de l’université. Nous échouons dans un truc plutôt glauque. Un groupe d’environ 50 étudiants portant tous le même T-shirt rouge faisaient un « pub-crawler », c'est-à-dire une tournée des bars. Cependant, ils ne faisaient pas plusieurs bars par soirée, mais un bar différent chaque jour. C’était impressionnant. Ils étaient tous complètement ivres alors qu’il n’était même pas 22h30 (et je rappelle qu’on était un lundi). Le gérant du bar a dû fermer son bar pour éviter les débordements. Nous avons donc également quitté les lieux avec les plates excuses des videurs. En marchant dans la rue, nous avons rencontré d’autres cadavres… étrange soirée. En fait, il n’était pas forcément tôt pour les australiens, car comme la nuit tombe très tôt, ils ont tendance à se coucher tôt et à se lever tôt. Mais bon, encore une fois, on était lundi.

Mardi, sans doute ma journée la plus exceptionnelle de la semaine. Je ne me lève pas pour mon cours du matin vu que j’avais décidé de le remplacer par un cours qui avait lieu le soir. Je vais quand même à l’université pour finaliser mes changements de cours et acheter un bouquin dont j’ai besoin. Mon prochain cours n’étant qu’à 18 heures, je décide de rentrer chez moi et de revenir plus tard. Sur le chemin du retour, alors que je filais avec élégance et rapidité sur mon magnifique vélo et avec mon somptueux casque, arrive mon premier accident de vélo. En fait, je me trouvais sur une piste cyclable sur laquelle se trouvait une piétonne (la piste cyclable étant celle qui est en photo un peu plus bas, dans un autre poste). J’ai donc décidé de la dépasser alors qu’un autre cycliste avait décidé de me dépasser également. Je l’ai donc envoyé dans les barrières dans lesquelles il s’est vautré assez lamentablement, sans aucune classe ni dignité. C’est dans ce genre de situation, qu’en tant qu’étranger, on ne se sent pas super à l’aise. Le gars a commencé à s’énerver sur la piétonne. Moi je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils racontaient. Je restais donc un peu derrière, quand, manque de chance, le petit bonhomme rouge me contraint à m’arrêter et à assister à la suite de l’engueulade. Je restais donc toujours en retrait, faisant tout mon possible pour ne pas attirer l’attention des deux autochtones. La piétonne a dit quelque chose du style « We can share » (en parlant de la piste cyclable) et l’autre s’est énervé encore plus et à répondu par une très longue phrase, qui je pense devrait pouvoir se résumer par « No ». Enfin bref, heureusement, il ne m’ont pas invité à participer à leur petite conversation et se contentaient de me pointer du doigt de temps en temps, ce qui n’est pas non plus très agréable, mais bon, au moins ils m’on foutu la paix. Une fois que le cycliste est parti, la piétonne m’a fait quelques commentaires que je n’ai pas non plus saisis (genre jargon australien + accent), je me suis donc, comme dans la plupart du temps, contenté de sourire et de faire oui de la tête. Comme dans la plupart du temps ça a marché. Et puis le petit bonhomme est passé au vert, j’étais libéré.

De retour à la maison, je me rends compte que des gens visitent. Deux allemands avec une française. Je discute avec la française qui m’explique qu’à l’origine elle pensait emménager dans une maison où se trouvait un autre français qu’elle connaissait. Mais malheureusement, l’annonce de son arrivée n’a pas fait l’unanimité : comme ils étaient déjà 3 français dans la maison et qu’ « enough is enough » elle fut donc violemment rejetée (Estelle, si tu nous regardes…) et la pauvre Isabelle était donc sans abris et errait de maison en maison pour pouvoir se trouver un logement et enfin accéder à des conditions de vie et d’hygiène décentes.

Je repars ensuite sur le campus pour assister à mon nouveau cours, dont le titre assez pipo, du style « Information issues and values » me semblait de bon augure. Je me dirige donc vers la salle S304 et avant d’y entrer, je jette un petit coup d’œil par la fenêtre. Contrairement à mes autres cours, ils ne semble n’y avoir que très peu de gens dans celui-ci et ils sont déjà en train de travailler alors que je ne suis même pas en retard. Je me rends compte que bon nombre d’entre eux ont de nombreux livres sur la table, ce qui ne présage rien de bon. Je commence à me demander si je suis au bon endroit et me décide à jeter un coup d’œil au tableau, qui était recouvert par ce qui de loin ressemblait à de l’allemand. Avant de pénétrer dans la salle et de me sentir ridicule je pars vérifier le numéro de la salle dans la salle informatique. Tout semble bon, lorsque, en regardant plus en détail, je m’aperçois que l’emploi du temps que je consulte date de 2005. Ceci, évidemment m’interpelle et je tente alors en vain d’accéder à celui de 2006. A l’issue d’une série de recherches toutes plus poussées les unes que les autres, je découvre que le cours n’est pas dispensé cette année. Dans le doute (même si je n’en avais plus beaucoup) je retourne en S304 et demande si je suis au bon endroit. La réponse est évidemment non (c’était bien un cours d’allemand), et je quitte la salle avec la satisfaction d’avoir réussi à faire valider par l’administration mon inscription dans un cours imaginaire. Je reçois néanmoins un mail du service international de QUT écris en rouge et en lettres majuscules m’expliquant qu’ils avaient réalisé qu’il y avait un problème et m’invitant à régulariser ma situation avant vendredi. Je rentre donc à la maison.

Le soir, je pars rejoindre des gens dans un pub irlandais. Je retrouve la française qui avait visité notre maison. Elle m’annonce qu’elle signera le lendemain pour emménager chez nous. Elle m’annonce également qu’un allemand devrait emménager demain.

Mercredi, l’allemand arrive effectivement. Je retourne à l’université pour régulariser mes cours et en choisis un qui a lieu le soir même. J’y vais donc et c’était visiblement le jour où il fallait se trouver un binôme pour les travaux à rendre. Un TP avait eu lieu une heure avant et un autre avait lieu après le cours. On m’explique que le TP qui a lieu avant le cours regroupe les élèves « jeunes » alors que celui qui a lieu après concerne les gens qui possèdent déjà une expérience professionnelle et qui reprennent les cours pour diverses raisons. A la fin du cours, je vais donc voir le prof pour lui expliquer ma situation et lui dire que je reviendrai la semaine prochaine au prochain TP pour trouver un binôme. Le prof me répond joyeusement, qu’il n’y a plus de place dans le premier TP et que je dois donc aller au deuxième. Cette nouvelle me saoule : non seulement je ne vais pas pouvoir rentrer chez moi, mais en plus je vais me retrouver avec des gens qui ont globalement entre 30 et 40 ans… Mais bon, je n’ai pas le choix, j’y vais quand même. Au début de ce TP, le prof nous réexplique donc qu’il faut que nous nous mettions par groupes de 2 et que pour cela, vu que l’on ne se connaissait pas, on allait se lever et discuter avec plusieurs personnes pour se présenter. J’ai déjà du mal à supporter ce genre de trucs en France, mais alors en Australie avec que des australiens de 30-40 ans… Je ne sais donc pas où me foutre et décide de rester à ma place et de ne pas bouger. La personne qui était devant moi se retourne et commence à me parler. Je le regarde avec des grands yeux ronds. Il m’explique qu’il a 12 ans d’expérience professionnelle dans le secteur des nouvelles technologies, qu’il maîtrise parfaitement le truc etc. Au bout de 3 minutes de blabla, il se tait et c’est donc à mon tour de me présenter. Je commence donc par un « Hi, I’m Arnaud », avec le « Arnaud » prononcé à la française. C’était très drôle, son visage s’est décomposé d’un coup, du genre « merde un étranger ». J’ai continué ma présentation avec allégresse jusqu’à ce qu’il me coupe et me dise « So, you’ve never worked before ? ». Je souris et répond en rigolant « Non ». Lui ne rigolait pas. Il venait de se faire piéger et tous les autres avaient trouvé leur partenaire. Au moins, c’est bien pour moi, il pourra corriger mes fautes et mettre ses compétences à ma disposition. Après ce cours, je rentre assez épuisé à la maison et tous mes collocs m’annoncent qu’ils sortent et vont dans un bar. Au début je refuse, mais voyant que toute la maison se vide, je me résous à les accompagner (sans doute à cause du traumatisme que j’ai vécu quand je suis arrivé et que la maison était vide).

Jeudi est le seul jour de la semaine où je commence le matin (sinon je commence le soir). J’ai cours à 10 heures et je me suis couché à 3h30. Le réveil est difficile mais j’arrive quand même en cours et ai retrouvé mes esprits. A midi, je croise le nouvel allemand de notre maison et la fameuse française qui m’apprend qu’elle vient juste d’emménager chez nous. On se met d’accord sur un rendez-vous après nos cours à 20h, car après à lieu une soirée tournée des bars où tout le monde va. Le soir, on se dirige donc, après avoir mangé un sandwich, vers le lieu de rendez-vous avec nos sacs à dos. Dans la soirée, on aura donc fait 5 bars. Je suis rentré à la maison vers 3 heures mais la soirée n’était pas finie, elle a continué jusqu’à 4h30 à discuter sur notre merveilleuse et spacieuse terrasse.

Aujourd’hui, je me suis réveillé à 13h. Le temps est pourri et il a visiblement beaucoup plu le matin. J’ai une flemme d’enfer. Mais je finis par me résoudre à prendre mon vélo et à aller faire ma carte 18+. En effet, ici, ils sont très stricts dans le contrôle de l’âge dans les bars et à moins qu’on ait des cheveux blancs ils demandent en permanence une pièce d’identité pour nous laisser rentrer (déjà qu’en France ils avaient tendance à s’acharner sur moi, ici c’est terrible). Le problème est que la carte d’identité française n’est pas considérée comme une preuve. Seul le passeport l’est, et en ayant en permanence son passeport sur soit, on s’expose à le perdre (surtout moi). Je considère donc cette carte à 24$ comme un investissement intelligent. Je vais également acheter un gros casque audio, car la musique me manque cruellement.

Et voila, je suis de retour chez moi. Je crois que je vais un peu loser ce week-end, j’ai quelques trucs à régler et je dois me mettre à jour pour les cours que j’ai rattrapés en cours de vol. Je vais donc repousser mes petites visites des alentours de Brisbane pour la semaine prochaine, bien que visiblement des départs pour la Sunshine Coast ou Baron Bay sont prévus demain.

Et voila, pour cette semaine !

samedi, juillet 22, 2006


Aujourd'hui, j'ai été faire mes courses dans un grand super marché, en tous cas suffisamment grand pour proposer des caddies aux clients.

Et bien, dans la série "soyons obsédés par la sécurité", je suis heureux de vous présenter ce modèle de caddies avec ceinture de sécurité pour les bébés. Visiblement, les accidents de caddies dans les supermarchés semblent être une cause importante de mortalité chez les enfants en Australie. Nous autres européens, sommes vraiment inconscients...

Voici donc une idée challenge qui aurait pu paraître débile alors qu'en fait très pertinente : les caddies avec airbag. Je vous tiens au courant si j'en vois un.










Ces photos permettront également à une personne ayant douté de la qualité de l'appareil photo de mon merveilleux nouveau téléphone portable, de pleurer de honte devant la netteté sans pareil de ces images (et je peux prendre des vidéos aussi, j'aurais dû faire le caddie qui roule - ça sera pour un prochaine fois). Vous remarquerez donc que si on clique sur l'image pour afficher la photo en gros, on arrive à lire ce qu'il y a marqué sur le siège rouge (en fronçant les sourcils).

vendredi, juillet 21, 2006

N'empêche, et ben j'y vais quand même à pied.

Mais aujourd'hui j'ai eu mon vélo. Il est tout pourri mais il roule. Donc pour l'instant je suis content, mon temps de trajet pour aller à l'université passe de 35 minutes à 10-15. De même, pour la "city" (là où il y a tous les magasins) et la "Valley" (là où il y a tous les bars) le temps de trajet devient acceptable.

Par contre, ici, le casque est obligatoire. Donc look ridicule de mise. En même temps, il suffit de voir comment se fringuent certains australiens pour décomplexer (genre le cocktail short + moon boots en fourrure est très apprécié ici).

Bon, j'ai encore eu quelques problèmes avec le fait qu'ils roulent à gauche, mais je crois que je vais réussir à m'habituer, je me réserve encore le droit d'écraser 5 piétons avant de devenir fluent en circulation.



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mardi, juillet 18, 2006

Quelques photos de Brisbane, j'ai oublié d'en mettre...



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Bon, en premier message, je vais faire un petit récapitulatif de ce qui s'est passé ces deux dernières semaines, c'est à dire depuis que je suis arrivé en Australie. Nombre d'entre vous, ceux qui ont pris des nouvelles, le savent déjà, mais je fais ça pour les autres, ceux qui, une fois que vous êtes parti vous oublie, tous ces lâches qui échoueront sur ce blog lorsqu'ils verront l'URL inscrite sur mon pseudo MSN. Je suis sûr qu'ils se reconnaitront.

Donc, pour vous, chers faux amis, voici un petit récapitulatif.

Lundi 3 juillet :

Après 22 heures de voyage, arrivée à Brisbane, capitale du Queensland et troisième plus grosse ville d'Australie. Il est 19h30 et c'est l'hiver. Mais pas un hiver comme chez nous, un hiver où le jour il fait 25°C et où les "winter clothes" dans les magasins sont généralement constitués de chemises à manches courtes et de jeans. Mais bon, la nuit (qui tombe à 17h30 afin que les soirées durent plus longtemps) la température chute vite et un pull est bien souvent nécessaire. L'université a envoyé quelqu'un me chercher à l'aéroport afin de me ramener au YHA, une auberge de jeunesse dans laquelle j'avais réservé un lit. Dans ma chambre, je trouve un viel indien et un danois, les deux dormais... Je n'avais donc rien d'autre à faire que de les imiter et je partis donc me coucher. Je croyais être fatigué, mais mon horloge interne était plus forte que mon état de fatigue et j'ai passé une nuit de merde, comme les 3 nuits suivantes (réveil à 4 heures du matin en pleine forme).

Mardi 4 juillet

Après avoir réussi à me rendormir une heure, je me lève à 7 heures, le vieil indien n'ayant rien de trouver de mieux à foutre que d'allumer la lumière de la chambre et de bouffer des chips qu'il avait stockées dans un sac plastique. J'ai eu envie de m'énerver, quand j'ai pensé à Gandhi et tout allait mieux. Là dessus, le danois qui partageait également ma chambre m'expliqua qu'il était comme moi étudiant en échange dans la même université et qu'il comptait se rendre ce jour même sur le campus avec ses deux amies danoises pour aller trouver un logement définitif. Je décidai donc de les suivre. C'était la première fois que je voyais Brisbane de jour et je peux vous assurer que ça change de la France, et en particulier de Courbevoie ou d'Evry. La ville est moderne avec de grands buildings situés à proximité de la "Brisbane River". Des palmiers bordent régulièrement les rues et il est très rare de voir un nuage (sauf pendant les week-end, mais j'y reviendrai plus tard). Les australiens, non contents de conduire à gauche, marchent à gauche. Il faut donc être vigilant, ces cons ont tendance à vous foncer dessus alors que vous marchez tranquilement à droite comme le ferait n'importe quel individu doté d'une intelligence moyenne. Et attention au petit bonhomme rouge. Ici, quand il est rouge, on ne traverse pas. Même s'il n'y a pas de voiture. Au début, on trouve ça rigolo, mais ça devient vite chiant, surtout quand on réalise que finalement, un quart du temps de chaque trajet est consacré à attendre. Donc au bout de deux jours où tant bien que mal, on essaye d'adopter les moeurs des autochtones, on abandonne et traverse à la française, sous le regard révolté et dédaigneux des australiens (cela dit, il y a quand même des australiens qui traversent en dehors des horraires prévus à cet effet).

En ce qui concerne le campus, là encore, rien à voir avec l'INT. Il doit être 2 à 3 fois plus grand, possède de nombreux bâtiments et des palmiers. Le campus est en libre accès 24h sur 24, donc pas de badge. Il est adossé aux jardins botanniques de Brisbane, ce qui fait une cour de récréation plutôt sympa, en tous cas d'un autre genre que la butte au lapin (il faut être de l'INT pour comprendre). Voici d'ailleurs quelques photos ratées du campus :



Bref, après quelques démarches administratives que je ne détaillerai pas vu qu'elles sont encore moins intéressantes que ce que j'ai raconté jusqu'à présent, j'ai commencé à visiter des logements avec mes nouveaux camarades danois. La première maison était plutôt crade et pas spécialement intéressante. La deuxième était gigantesque et contenait 22 chambres et 4 français. Les danois étaient emballés mais pas moi, et puis il ne restait que 3 chambres au premier et le rez de chaussée de m'emballait pas. J'ai donc décidé de poursuivre mes recherches seul. J'ai donc visité trois autres baraques et la dernière m'a plût. 6 chambres, 2 étages, 2 salles de bains, 2 chiottes, 2 salons (enfin 1 et demi), 1 grande cuisine, une super grande terrasse avec barbecue et un jardin. J'ai donc décidé que je vivrai là pendant 6 mois et suis parti déposer la caution pour réserver la chambre (je n'y ai emménagé que deux jours plus tard).





Mercredi 5 juillet

Rien de bien palpitant

Jeudi 6 juillet

Je prends un taxi depuis l'auberge de jeunesse , direction mon nouveau chez moi. 15$ plus tard, j'arrive à destination. Je sors mes clés et me demande à quoi ressembleront mes collocataires avec qui je suis censé partager mes 6 mois à l'autre bout du monde. Je glisse donc la clé dans la serrure avec un brin d'excitation, ouvre la porte et commence à faire pas mal de bruit en posant ma valise, du style "Oh oh oh, me voila...". La seule réponse que je reçois est un silence glacial et je remarque que toutes les lumières sont éteintes. Je fais donc quelques pas à l'intérieur de la maison et la trouve dans un état de grande propreté. Il me faut quelques minutes de plus pour me rendre compte que je suis désespérément seul dans cette maison à 6 chambres. Je me sens ridicule. Je trouve quand même un cable ethernet par terre permmettant de me connecter à internet, maigre consolation...

Vendredi, Samedi, Dimanche, Lundi, Mardi 7, 8, 9, 10, 11 juillet

Achats, visites et bordel administratif le jour. Une sortie. Le reste du temps je me suis emmerdé comme un rat mort : pas de portable donc impossible de joindre quiconque. Toujours tout seul dans cette maison à la con qui ne deviendra sympa que lorsque j'aurai des collocs

Mercredi 12 juillet

Je me réveille vers midi, c'est sûr, j'ai digéré le décallage horraire. Je prends mon petit déjeuner et ma douche et c'est alors que j'entends la porte d'entrée s'ouvrir. Ô miracle, deux personnes visitent la maison et sont séduites. Il y a donc de fortes chances que je ne sois plus seul le lendemain. C'est événement me met de bonne humeur.

Le soir, j'ai un dîner "River Cruise". En gros, tous les étudiants en échange se retrouveront là pour manger et picoler et la soirée se terminera dans un bar. la soirée se passe très bien et je fais connaissance avec l'ensemble des français. Je revois également les danois du début et d'autres personnes que j'avais rencontrées à l'auberge de jeunesse. La soirée se termine dans un bar au centre ville (la "City"). Les pintes sont à moins de 5$ (et 1$ vaut moins de 0,6€)

Jeudi 13 juillet

Je me connecte sur msn et apprend qu'il y a un déjeuner gratuit sur le campus. Je m'y dirige donc car après, je dois assister à un amphi "academic writing" qui doit nous expliquer comment rédiger notre boulot. Je retrouve donc un autre français sur place et prends quelques hamburgers. Une nana d'une association vient me voir. J'avais déjà entendu parlé de cette assoce et tous ceux que je connaissais y avaient cotisé car elle organisait des soirées et proposait des réduction dans des bars. Je décide donc de devenir membre en espérant que ça palliera à mon manque de club bière (ça INT ou pas, tout le monde le sait). Dans le petit formulaire à remplir, ils me demandent mon numéro de portable et j'avais justement acheté une nouvelle carte SIM deux jours plus tôt. Cependant, je ne connais toujours pas mon numéro par coeur, ce qui m'oblige à sortir mon téléphone et à le poser sur la pelouse afin de recopier le numéro. Bien sûr, en partant, j'oublie mon téléphone, je n'ai même pas pu lui dire adieu. Je ne m'en rends compte que bien plus tard et il est évidemment trop tard. Quand j'arrive sur les lieux, le précieux objet sociabilisant a disparu. Je m'effondre en larmes et hurle. Le ciel se couvre de nuages et l'orage éclate, les éclairs déchirent le ciel et d'abattent sur le campus, détruisant tous les bâtiments. Avec de la chance, le voleur aura été tué.

Toujours sous le choc, j'assiste à ce merveilleux amphi sur "comment rédiger un devoir en Australie". Pour ceux que ça intéressent, voici ce que j'ai retenu : il faut faire comme en France mais écrire en Anglais.

Après avoir recherché mon portable aux quatre coins du campus et être passé par le bureau des objets trouvés (où les gens qui y travaillaient étaient visiblement bien plus affectés par la perte de mon téléphone que moi - et je les en remercie) je me résous donc à rentrer chez moi. Une demie heure de marche plus tard, j'arrive donc au 23 Longlands Street (c'est mon adresse, je dis ça pour ceux qui auraient du mal). J'ouvre la porte, et cette fois, miracle, il y a du bruit et deux nouveaux collocs, une allemande et un brésilien, sont arrivés. La soirée consistera donc à faire connaissance autour d'une bière. Mais bon, je dois me coucher tôt, je me reveille à 7h le lendemain car je dois partir pour mon week-end d'inté

Vendredi, Samedi, Dimanche 14, 15, 16 juillet

Direction la Sunshine coast, qui n'a de sunshine que son nom. En effet, un temps de merde est annoncé ce week end, et visiblement chez Météo Australie, ils sont plus compétents que chez Météo France. On arrive donc sous un ciel grisâtre dans un centre de vacances où on est réparti à 3 par chambre. Bien sûr, dans chaque chambre il y a deux purs lits, et un extra lit tout pourri, et bien sûr, c'est moi qui me tape le tout pourri (on me la déjà dit, ma générosité me perdra).

Les activités proposées étaient Kayak et Surf. Mon kayak, que je partageais avec un autre français, avait quelques problèmes de direction et ne pouvait pas avancer tout droit. Nous avons donc parcouru au final une distance bien supérieure à celle des autres. Nous au moins, on a rentabilisé le kayak.

Pour le surf, c'était bien rigolo. J'ai dû tenir debout pendant 2 secondes. J'étais content. Mais bon, la leçon était trop courte, il faudra donc remettre ça dès que possible. Au moins, je peux dire que j'ai fait du surf en Australie. J'ai vu des pélicans aussi, mais je pense que je ferai une rubrique spéciale sur les oiseaux australiens. Plus de détails bientôt.

Il n'y avait pas de soirée organisée le premier jour, ce qui nous a donc forcé à nous retrouver à plusieurs dizaines dans une chambre... jusqu'à ce que les gens de la résidence viennent nous engueuler et nous menacer d'appeler la police. Nous nous sommes donc dirigés vers une boîte et y avons passé la nuit. la deuxieme soirée a consisté à aller manger dans un restau chinois et à retourner en boîte, sauf que cette fois on avait des réduction sur les boissons : 3€ la pinte, soit moins de 2€. C'est sûr que ce n'est pas Paris. Mais bon, ce n'est pas non plus le WEI de l'INT avec son open bar 24h/24 pendant 3 jours.

Lundi 17 juillet et aujourd'hui

Lundi, je décide de racheter un téléphone portable (les objets trouvés n'avaient toujours rien retrouvé), je vais payer mon loyer et j'assiste à mes premiers cours de 18h à 21h (horaires de merde).

Mardi, j'ai cours de 9h à 11h. Je me dirige après vers le centre ville pour acheter un vélo mais il n' avait plus rien sur les présentoires. Je décide donc de revenir plus tard. Sur le chemin du retour, je crois Nisa, la fille qui m'avait fait visiter des logements et qui me dis qu'elle connaît quelqu'un qui veut vendre un vélo, on échange donc nos coordonnées. Affaire à suivre...

Je passe ensuite mon après midi à essayer de synchroniser mon nouveau téléphone avec mon PC via infrarouge (et j'y arrive), j'essaye de remettre mon ipod en marche (ça c'est pas encore top top) et je décide de faire un blog pour commencer à mettre des photos prises avec mon merveilleux nouvel appareil Panasonic DMC-FZ30. Je devrais également sortir apres.



Et voila, c'était intéressant non ? Bon, je vous le concède, c'est un peu court et je suis sûr que vous êtes déçu d'être déjà à la fin, mais bon, c'est comme ça.

Plus de nouvelles bientôt, le tout c'est de garder le rythme.