vendredi, juin 22, 2007

Nouvelle-Zélande - Part 2


Le lendemain nous étions donc de retour sur la route. La première nuit fut très instructive et nous savions désormais qu’il était judicieux d’éviter les monuments aux morts pour y passer la nuit. Le chauffage avait également plutôt bien fonctionné. Une petite bombonne de gaz permet de chauffer l’eau, cuisiner et chauffer notre résidence mobile. La nana de Pacific Horizon nous avait dit qu’on pouvait se lâcher sur le gaz vu qu’ils nous rembourseraient tous nos frais de remplissage de bombonne.

On the road again...

Nous nous dirigions vers le Sud. L’objectif était d’atteindre Dunedin le soir en faisant un petit arrêt à Oamaru pour y observer la colonie de pingouins rachitiques. Cette première journée nous permit de commencer un peu à sortir de la ville même si les paysages demeuraient plutôt ordinaires, bien que tout de même fort agréables. Les premiers moutons faisaient leur apparition, par centaines, et des petits oiseaux dépressifs venaient s’écraser sur notre camping-car, donnant ainsi un petit rythme à notre trajet (Vrooouuuum… Paf ! Piou ! Vrooouuuum… Paf ! Piou ! etc.) en plus de l’Ipod qui tournait sur une merveilleuse playlist hétéroclite que j’avais soigneusement préparée avant le départ.

Nous sommes arrivés à Oamaru pour le déjeuner et avons trouvé un petit coin de paradis pour nous arrêter : une falaise au bord de l’océan pacifique ou notre imagination timide osait à peine concevoir que la prochaine côte dans cette direction était celle de l’Amérique du sud. Heureusement, pour nous faire redescendre sur Terre, on pouvait remarquer, en baissant la tête, d’affreux morceaux de métal rouillés qui ruinaient complètement le paysage. Si on décidait de regarder de l’autre côté, on avait vue sur la zone industrielle d’Oamaru. La solution était donc de profiter du ciel bleu et de regarder en l’air. Décidément, nous avions un don pour choisir nos points d’arrêt.

Le lieu de notre pause déjeuner, avec notre camping-car, parce qu'on ne s'en lasse pas...

Apres avoir engouffré nos succulents sandwich jambon – beurre – fromage néo-zélandais premier prix, nous sommes partis à la recherche des fameux pingouins d’Oamaru. Il fallait normalement payer, mais nous étions décidés a faire nos français de base afin de trouver un moyen de contourner cette absurde taxe (pourquoi doit-on payer pour voir des pingouins et pas des pigeons me diriez-vous – de la discrimination raciale ?). Nous nous dirigions donc au point de rendez-vous des pingouins de NZ et approchions de notre cible quand tout a coup Quentin se mit a hurler : « Des pingouins ! Là !!!!! ». Haha, nous venions d’humilier le grand capitalisme omniprésent. Nous avions trouvé des pingouins gratuits !

Nous avons donc garé notre parpaing roulant et nous sommes dirigés au pas de course vers le ponton sur lequel se trouvaient les objets de notre convoitise. Ce qui était tout de même frappant, c’est que le ponton devait se dresser a plus de 3 mètres au dessus de l’eau et que je n’arrivais pas à comprendre comment ces fichus piafs qui ne peuvent pas voler avaient fait pour grimper dessus. Les mystères et merveilles de la nature me suis-je dis en contemplant de loin ces ovipares à la posture rigolote. Mon émerveillement fut de courte durée puisqu’en nous approchant nous nous rendîmes compte qu’il ne s’agissait pas de pingouins mais de cormorans qui séchaient juste, le torse bombé au soleil, ce qui leur conférait, de loin, la silhouette d’un pingouin.

Pour répondre à la question pertinnente d'Adrien, Loïc et moi n'étions pas les seuls pingouins.

La désillusion fut rude mais notre caractère suffisamment trempé pour ne pas abandonner notre quête du pingouin à moindre coût. Nous sommes donc allés directement au « pinguin center » en se disant que de toute façon, si les pingouins arrivaient sur une plage, il devait bien y avoir moyen d’accéder à cette plage autrement que par le guichet du centre. Ceci dit, il était indiqué que les pingouins n’arriveraient qu'à 17h15. Etant de notoriété publique qu’un pingouin n’arrive jamais en avance, il nous restait donc un peu de temps pour visiter les environs. Nous avions repéré une jetée très prometteuse sur laquelle se reposaient des dizaines de cormorans, ces oiseaux perfides qui imitent les pingouins afin de dérouter les touristes. C’etait l’endroit idéal pour prendre notre revanche. Notre plan était d’aller jusqu’au bout de la jetée afin de faire fuir tous les cormorans et les obliger à aller à l’eau. Parfaitement machiavélique et mature. Nous progressions de bon pas et les premiers oiseaux commencaient à fuir, quant, tout a coup, aux ¾ de notre parcours, une vague s’est brisée sur la jetée, provoquant une gerbe d’eau de 2,5 mètres de haut qui nous a completement trempés. Les cormorans étaient morts de rire et nous avons rebroussé chemin.

En ce qui concerne notre entrée par effraction sur le territoire des pingouins, ce fut un echec. L’ensemble de la petite plage était encadrée par des grillages, et il était impossible d’échapper aux 15 $ pour aller voir 4 pauvres pingouins de 5 cm de haut sortir sur une plage toute moche depuis une arène construite pour les touristes. Nous sommes donc remontés dans notre Eclipse 6 tout confort, direction Dunedin ou nous devions passer la nuit.

Dunedin est une autre « grosse » ville de NZ, la deuxième ville de l’Ile du Sud. Mon colloc australien m’avait conseillé d’y aller, ça tombait bien, c’était sur le chemin. Ce qu’il y a de plaisant dans ce genre de ville néo-zélandaise, c’est qu’on retrouve un peu le genre d’agencement que l’on a en Europe. Comme de toute façon ces villes sont trop petites pour que des entreprises viennent s’y implanter et y construire des tours, le centre ville n’est globalement constitué que de commerces agencés autour d'une cathédrale et d’une place centrale. On sort également du schéma « toutes les rues seront soit parallèles, soit perpendiculaires » et on finit par retrouver une ville qui ressemble à quelque chose. Nous avons posé notre camping car sur le parking de la gare de Dunedin, gare assez jolie, ce qui fait egalement plaisir, et avons fait un tour en ville. Malgré l’heure tardive, la cathédrale était ouverte et nous avons pu y rentrer. Bien sûr, on est tombé sur un truc special ou il fallait chanter et un gars du staff est arrivé tout content en nous tendant des bibles et en nous disant « Oh ! il n’y a pas grand monde ce soir !». Le pauvre a été très deçu quand nous lui avons rendu ses livres en 2 secondes. Après un petit verre dans un bar bien chauffé, nous avons repris notre camping car, l’histoire de ne pas dormir en pleine ville (remember Ashburton) et sommes montés sur les hauteurs de Dunedin ou nous avons trouvé un petit coin isolé avec une belle vue sur la baie de Dunedin et un ciel magnifiquement étoilé. Inutile de dire que nous étions particulierement fièrs de nous ce soir là - on s'était enfin arrêté dans un endroit qui ressemblait à quelque chose. Nous avons donc passé une excellente vraie première soirée avec petit apéro et dîner dans le camping-car, le rêve absolu de tout être accompli.

La vue au petit matin.

Mais la trêve ne fut que de courte durée. En effet, le lendemain soir, il fallait être à Te Anau ("T'es Arnaud" en créole), point d’accès aux fjords qui doivent faire partie des paysages les plus reproduits de NZ. Nous sommes retournés sur Dunedin, l’histoire de la voir de jour, et on ne sait pas trop pourquoi, nous nous sommes dis qu’on allait visiter le port industriel de la ville. Nous avons ainsi eu l’opportunité d’admirer de magnifiques hangars ainsi qu’une très belle raffinerie avant de rebrousser chemin et de nous diriger vers un endroit beaucoup plus glamour, les toilettes du visitor center de Dunedin.

La gare de Dunedin

Nous avons ensuite passé toute l’après midi à rouler vers l’ouest pour rejoindre Te Anau et son fameux lac. Les paysages observés devenaient franchement sympathiques et nous avons fait une pause déjeuner en basse campagne, au milieu des enclos de moutons et de daims.

Sur la route de Te Anau

Nous sommes arrivés à Te Anau alors qu’il faisait déjà nuit. Nous avions besoin de refaire le plein d’eau et de décharger nos eaux usées (celles de la douche et de la vaisselle) et avons donc trouvé une « dumping station ». Le remplissage du réservoir fut difficile, notre tuyau n’étant pas compatible avec le robinet, nous avons du faire la jointure entre les deux à mains nues, sachant qu’il faisait très froid et que le tank a eau faisait 120 L (pour ceux qui n'auraient pas appris par coeur les caractéristiques techniques de notre camping-car que j'ai décrites dans mon précédent post), on s’est gelé les mains. Heureusement, grâce à mon sens aiguë de l’observation, on a gagné un temps precieux puisque j’ai remarqué que le camping car disposait de soupapes de securité qui laissaient couler l’eau sous le vehicule lorsque le tank était plein. Vu que nous attendions désespérément que l’eau remonte par l’orifice par lequel on remplissait le tank, nous aurions pu attendre longtemps…

Loïc nous faisant une crise parce que son appareil photo n’avait plus de batterie (ceux qui étaient avec nous à Bruxelles comprendront dans quel état il devait être), nous devions également trouver un endroit où nous « brancher » comme disait Julie, qui décidément s’était mieux que tout le monde adaptée à la vie en camping-car (Julie ne quittait plus sa bouteille de Ricard qu'elle avait trouvée en Duty Free à l'aéroport) : « Bon alors, ce soir, on s’branche ?? ». Il faut en effet savoir qu’en mode classique, les prises de camping-car ne délivrent que du 12 volts, ce qui est complètement crétin vu que personne ne dispose d’appareil en 12 volts. Ainsi, pour passer en 220 volts, il faut brancher le véhicule sur une borne prévue à cet effet. D’ailleurs, on ne peut utiliser le micro-onde que lorsque l’on est branché. Loïc a donc profité de cette occasion pour nous organiser une petite visite guidée de l’ensemble des campings « special camping-car » de Te Anau. L’objectif étant de payer le moins cher, il a tenu à comparer absolument tous les prix et donc du coup à la fin, on a craqué et on s’est choppé un emplacement sans payer, juste pour 2 heures. Loïc était un peu frustré parce qu’il y avait bien 2 ou 3 autres campings qu’il aurait voulu visiter, mais cette decision a eu le mérite d’éviter son défenestrage (ou le suicide de Quentin, on ne le saura jamais).

Après avoir volé 2 heures d’électricité, et rechargé tout ce que nous avions sous la main, nous sommes partis chercher un joli emplacement pour y passer la nuit. L’endroit trouvé n’était pas particulierement isolé, mais on etait au bord du lac, cela nous suffisait. Le lendemain matin nous avons eu la surprise d’expirer de la vapeur d’eau au réveil. La bombonne de gaz s’était vidée pendant la nuit, le chauffage s’était arreté et la température intérieure avait egalé la température extérieure. Heureusement, nos amis de chez Pacific Horizon nous avaient donné de bonnes couettes ainsi que de superbes sacs de couchage qui nous ont bien tenu chaud pendant la nuit. Cependant, la sortie du lit fut très difficile avec un choc thermique de bien 30 degrés (si je prends comme postulat de départ qu’il faisait 37 degrés sous la couette – ce qui est en soi tout à fait criticable mais rend la différence bien plus impressionante à lire). La première chose à faire fut donc d’aller urgemment chercher du gaz. Nous devions également faire le plein d’essence et refaire encore un fois le plein d’eau. En effet, le jour même, nous quittions la civilisation pour entrer dans le domaine des fjords où les « dumping stations » et stations essence ne sont pas légion (enfin si, il y a une station essence au bout mais 3 fois plus chère que les stations classiques). Je suis également allé m’acheter des chaussures de randos. Loïc, mon fournisseur officiel de materiel que je n’avais pas m’avait prêté un manteau, des gants et des chaussettes mais ne possédait pas de chaussures supplementaires. Quand je vous disais qu’il ne servait à rien. J’ai donc acheté pour la modique somme de 100 $ NZ une paire de chaussures de rando marrons en solde du plus belle effet qui se marriait très bien avec mes deux jeans Levis tous neufs que j’avais eu l’excellente idée d’emmener car parfaits pour des randonnées en montagne. Une fois toutes ces étapes remplies, nous étions sur le depart pour les fjords…

Une photo prise sur le chemin des fjords que je trouve jolie


To be recontinued…

jeudi, juin 21, 2007

Nouvelle-Zélande - Part 1

Avertissement : cette partie de notre épique voyage ne contient pas de photos de paysages époustouflants. Ceci s'appelle du teasing.

Et voilà. Ca y est, nous voilà rentrés de nos 10 jours en Nouvelle-Zélande. Nous avons rendu notre merveilleux Camping-car dimanche. Ce ne fut pas facile de le laisser partir, nous qui étions devenus de vrais campers, parfaitement intègrés à l’univers des camping-cars. Nous avions même pris le reflex de saluer nos congénères lorsque nous en croisions sur la route et de faire des petits appels de phare, voire de klaxonner quand on rencontrait un beau model. Bref, tout un esprit, désormais loin derrière nous. Me voilà rassis derrière mon petit bureau sur Hunter Street. Maintenant chez moi, j’ai de l’espace. Maintenant, chez moi, je peux prendre des douches chaudes de plus d’1 minute 30. Maintenant chez moi, quand je me réveille, c’est toujours au même endroit. Maintenant, il n’y a plus de moutons devant chez moi. Ce qui est rassurant tout de même, c’est que chez moi, ça sent comme notre camping-car au bout de 8 jours à 4 dedans dans un pays humide (merci au dégât des eaux qu’il y a eu pendant mon absence).

Ah, nostalgie, nostalgie… Replongeons donc dans ce séjour inoubliable dans un pays qui n’est connu du public français seulement parce qu’il possède une bonne équipe de rugby qui fait une chorégraphie marrante a la télé.

Un peu de géographie pour commencer. La Nouvelle-Zélande (que nous noterons désormais NZ pour des raisons pratiques qui ne vous échapperont pas) est composée de deux îles principales, originalement nommées « Ile du Nord » et « île du Sud ». Ce qu’il est important de préciser ici, c’est que l’Ile du Nord se situe au Nord et que l’Ile du Sud se situe au Sud – et non l’inverse. La capitale de la NZ est Wellington, elle est située au Sud de l’île du Nord, soit au Nord de l’île du Sud – et non l’inverse. Cependant, Wellington n’est pas la plus grosse ville de NZ, celle-ci étant Auckland, que l’on peut par contre situer indifféremment au Nord de l’île du Nord ou au Nord de l’île du Sud.

La Nouvelle-Zelande s’étend sur 268 680 km² et possède, environ 4 millions d’habitants. Je ne puis par ailleurs m’empêcher de rajouter qu’en même temps, le pays héberge environ 50 millions de moutons. Autant vous le dire tout de suite, La NZ n’est pas vraiment un pays urbain, et c’est ce qui en faisait la destination idéale pour notre trip en camping-car. Nous allions faire le tour de l’île du Sud, la plus grande et où les paysages sont censés y être plus impressionnants.

Grand jeu concours : quel pays de l'hémisphère Sud et très loin de la France est représenté sur cette carte ?

Nous avons donc, Julie, Quentin et moi, quitté la vie animée de Sydney vendredi soir, et avons directement enchaîné le boulot et l’aéroport. Cela devait maintenant faire 2 semaines que nous ne parlions plus que de ce voyage. D’ailleurs, depuis deux semaines, nous ne travaillions plus mais passions nos journées sur le site web de Pacific Horizon (la société de location de camping-car) et sur Google Maps. Il faut le dire, nous étions tout excités a l’idée de partir et de récupérer notre splendide véhicule. Heureusement, grâce a Virgin Blue, la compagnie aerienne, notre euphorie n’a été que de courte durée puisque notre avion a eu 3 heures de retard (« for safety reasons » - ce qu’ils précisent pour que l’on n’aille pas leur hurler dessus) et nous sommes arrivés à 4 heures du matin heure locale à notre auberge de jeunesse de Christchurch (plus grande ville de l’ile du Sud) avec obligation de quitter les lieux a 10h. Mais malgré cette courte nuit, nous étions au taquet le lendemain matin pour visiter la ville. La visite de Christchurch fut prometteuse. En effet, nous savions que c’était la plus grosse ville de l’Ile du Sud, maintenant nous réalisions vraiment que « plus gros » pouvait également être synonyme de « tout petit ». Tout ceci n’etait que du meilleur augure, nous commencions déjà à imaginer dans quels genre d’endroits paumés nous allions nous retrouver et y passer des nuits.

La cathédrale de Christchurch - parce qu'il fallait bien mettre une photo

En fin d’après midi, l’heure était enfin venue, il fallait rentrer à l’auberge de jeunesse, récupérer nos bagages et se diriger vers les locaux de Pacific Horizon. Apres avoir rempli et signé plein de papiers disant qu’on allait devenir très très pauvre si on faisait la moindre rayure à la bête, et après avoir plus ou moins menti sur l’age de mon permis de conduire, nous étions fin prêt pour le départ, enfin presque. En effet, cher lecteur assidu et averti, il ne t’aura échappé que lors d’un post précèdent, j’avais annoncé un équipage de 4 personnes alors que dans ce post, j’annonce que nous avions quitté Sydney à 3… Je m’en vais lever le mystère immédiatement. En effet, il nous restait à récupérer Loïc, un de mes grands compagnons de l’INT et sans doute le garçon le plus inutile au monde (y'a des gens comme ça, on les aime bien mais on ne sait pas pourquoi). Loïc, dont vous pouvez accéder au blog périmé en cliquant sur le lien placé en haut a droite de cette page fait un stage de postérieur de lion a Wellington (la capitale en carton de la NZ) dans une boite gauchiste qui gâche l’argent de ses adhérents avec allégresse. Loïc, qui par nature, n’est jamais débordé, a ainsi pris une semaine de vacances et nous a rejoint pour notre petit voyage dans l’île du Sud. Afin qu’il puisse conduire, il fallait qu’il présente son permis a la boîte de location. Or celle-ce fermait à 17h et son avion n’atterrissait qu’a 16h30. Heureusement, grâce à mon art iné de la négociation sans concession, une navette a pu être dépêchée sur place pour le ramener dans les temps.

L'ami Loïc et moi.

Quelques mots sur notre camping car a présent. Nous avons opté pour le modèle le plus luxieux de la gamme Pacific horizon, a savoir un Mitsubishi Eclipse 6. L’Eclipse 6 est « Le seul camping-car à 6 couchettes de Nouvelle-Zélande où tous les passagers peuvent être assis dans le sens de la marche ». Il possède, entre autre un réservoir d’eau de 120 L, un four a micro-ondes, une télé, un lecteur CD, un réfrigérateur, une gazinière 4 plaques + un grill, chauffage et air conditionné, le tout pour une longueur de 6,5m, une largeur de 2,2 m et une hauteur de 3,2m. Ses caractéristiques techniques ne sont pas non plus en reste avec direction assistée, vitres électriques et un moteur Diesel 3,6L. Un vrai petit bijou de technologie ! Petit bonus confort, un fil a étendre le linge était fourni afin de pouvoir faire sécher le linge a l’intérieur du camping-car. Ceci dit, quand même, pour dormir à 6 la dedans il faut s’accrocher. Nous n’étions que 4 et j’ai pourtant été obligé de partager un lit avec un incapable infoutu de faire un lit convenablement et ça a de quoi ruiner vos vacances. Nous regretterons aussi l’absence de store sur le flanc du véhicule pour se protéger du soleil. Même si nous ne nous en serions de toute façon pas servi compte tenu des températures extérieures, ca aurait rajouté un petit plus non négligeable à l’esprit du voyage. Enfin nous nous sommes rendus compte 3 jours plus tard que le véhicule faisait 3 tonnes 8 et que par conséquent aucun d’entre nous n’était vraiment autorisé à le conduire.

Franchement, ça fait pas envie ?

Après 15 minutes de présentation sur le fonctionnement de l’engin comme par exemple, comment rajouter de l’eau, comment vider les eaux usagées, ou encore, le plus sympathique, comment vider le bac à merde (ceci dit, il a très vite été décrèté dans le camping car que l’utilisation des toilettes serait interdite et que l’on devrait se cantonner aux chiottes publiques), nous étions sur la route, direction le supermarché où nous avons embouti une première bagnole, ce qui n’a heureusement pas eu l’air de perturber les propriétaires du véhicule qui ont assisté à la scène, et fait nos premières provisions. Une fois le plein de vivres effectué et l’excitation à son comble dans le véhicule (le genre de moments ou tout le monde est hilare parce que tout ressemble à du n’importe quoi) nous étions enfin sur la route, direction Ashburton, bourgade paumée mais néanmoins chef lieu de je ne sais plus quelle région, où nous devions impérativement nous arrêter car Loïc, qui a des envies insatiables d’humiliation publique, tenait absolument à assister aux match des All Blacks contre la France – Il en est ressorti ravi. Pour clôturer en beauté cette journée pas comme les autres, nous avons posé notre camping car sur la place de la mairie d’Ashburton, devant le monument aux morts, juste a côté d’un clocher qui sonnait tous les quarts d’heures, de la nationale et de la voie ferrée. On ne pouvait rêver mieux…

Notre itinéraire en Camping-car. Les points "pause" indiquent les endroits où nous avons passé la nuit

To be continued…

jeudi, juin 07, 2007

Ca y est, tout est prêt, le camping car est réservé et nous partons demain.

Voici la répartition des rôles :

  • Arnaud : Responsable musique
  • Quentin : Trésorier
  • Loïc : Responsable de son ballon (ne rigolez pas, c’est déjà beaucoup pour lui, même s'il sera le seul à jouer avec)
  • Julie : Cuistot, Mécano, Responsable du vidage du tank à excréments, Responsable du remplissage du tank à eau, Responsable de la vaisselle, Responsable du ménage, Responsable des lessives, Conductrice de nuit pendant qu'on dort et Responsable "Autres tâches".

Nouvelle-Zélande, nous voilà !

lundi, juin 04, 2007

Mes amis sont des beaufs !

Notre voyage en Nouvelle-Zelande va se faire en camping-car...