vendredi, juillet 28, 2006

Le dernier message que j’ai posté semble visiblement dater du jour où j’ai fait mes courses. Je vais donc faire un bref récapitulatif de ce qui s’est passé depuis.

Samedi soir, je suis allé à l’anniversaire de Tanja, une danoise à qui je n’ai jamais parlé et que je ne connais pas. Car ce qui est bien avec cette communauté internationale, c’est que quand une personne est au courant d’une soirée, tout le monde l’est… Enfin, soirée très sympathique, l’occasion encore de rencontrer des gens.

Dimanche : journée décuve

Lundi, un nouveau colloc, un français est arrivé. Nous passons donc à 5 : 2 français, un brésilien, un norvégien et une allemande. Pendant la journée, je vais à l’université pour effectuer quelques changements dans mes cours. Je décide d’en changer 2, le cours du vendredi soir était trop chiant et celui du mardi matin pas très palpitant (et c’était le matin). Je fais donc les démarches nécessaires pour les changements, mais la personne habilitée à approuver ces changements n’était pas là, on me dit de revenir le lendemain.

J’ai cours de 18h à 21h. En sortant, je file rejoindre mes collocs qui se dirigeaient vers un bar près de l’université. Nous échouons dans un truc plutôt glauque. Un groupe d’environ 50 étudiants portant tous le même T-shirt rouge faisaient un « pub-crawler », c'est-à-dire une tournée des bars. Cependant, ils ne faisaient pas plusieurs bars par soirée, mais un bar différent chaque jour. C’était impressionnant. Ils étaient tous complètement ivres alors qu’il n’était même pas 22h30 (et je rappelle qu’on était un lundi). Le gérant du bar a dû fermer son bar pour éviter les débordements. Nous avons donc également quitté les lieux avec les plates excuses des videurs. En marchant dans la rue, nous avons rencontré d’autres cadavres… étrange soirée. En fait, il n’était pas forcément tôt pour les australiens, car comme la nuit tombe très tôt, ils ont tendance à se coucher tôt et à se lever tôt. Mais bon, encore une fois, on était lundi.

Mardi, sans doute ma journée la plus exceptionnelle de la semaine. Je ne me lève pas pour mon cours du matin vu que j’avais décidé de le remplacer par un cours qui avait lieu le soir. Je vais quand même à l’université pour finaliser mes changements de cours et acheter un bouquin dont j’ai besoin. Mon prochain cours n’étant qu’à 18 heures, je décide de rentrer chez moi et de revenir plus tard. Sur le chemin du retour, alors que je filais avec élégance et rapidité sur mon magnifique vélo et avec mon somptueux casque, arrive mon premier accident de vélo. En fait, je me trouvais sur une piste cyclable sur laquelle se trouvait une piétonne (la piste cyclable étant celle qui est en photo un peu plus bas, dans un autre poste). J’ai donc décidé de la dépasser alors qu’un autre cycliste avait décidé de me dépasser également. Je l’ai donc envoyé dans les barrières dans lesquelles il s’est vautré assez lamentablement, sans aucune classe ni dignité. C’est dans ce genre de situation, qu’en tant qu’étranger, on ne se sent pas super à l’aise. Le gars a commencé à s’énerver sur la piétonne. Moi je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils racontaient. Je restais donc un peu derrière, quand, manque de chance, le petit bonhomme rouge me contraint à m’arrêter et à assister à la suite de l’engueulade. Je restais donc toujours en retrait, faisant tout mon possible pour ne pas attirer l’attention des deux autochtones. La piétonne a dit quelque chose du style « We can share » (en parlant de la piste cyclable) et l’autre s’est énervé encore plus et à répondu par une très longue phrase, qui je pense devrait pouvoir se résumer par « No ». Enfin bref, heureusement, il ne m’ont pas invité à participer à leur petite conversation et se contentaient de me pointer du doigt de temps en temps, ce qui n’est pas non plus très agréable, mais bon, au moins ils m’on foutu la paix. Une fois que le cycliste est parti, la piétonne m’a fait quelques commentaires que je n’ai pas non plus saisis (genre jargon australien + accent), je me suis donc, comme dans la plupart du temps, contenté de sourire et de faire oui de la tête. Comme dans la plupart du temps ça a marché. Et puis le petit bonhomme est passé au vert, j’étais libéré.

De retour à la maison, je me rends compte que des gens visitent. Deux allemands avec une française. Je discute avec la française qui m’explique qu’à l’origine elle pensait emménager dans une maison où se trouvait un autre français qu’elle connaissait. Mais malheureusement, l’annonce de son arrivée n’a pas fait l’unanimité : comme ils étaient déjà 3 français dans la maison et qu’ « enough is enough » elle fut donc violemment rejetée (Estelle, si tu nous regardes…) et la pauvre Isabelle était donc sans abris et errait de maison en maison pour pouvoir se trouver un logement et enfin accéder à des conditions de vie et d’hygiène décentes.

Je repars ensuite sur le campus pour assister à mon nouveau cours, dont le titre assez pipo, du style « Information issues and values » me semblait de bon augure. Je me dirige donc vers la salle S304 et avant d’y entrer, je jette un petit coup d’œil par la fenêtre. Contrairement à mes autres cours, ils ne semble n’y avoir que très peu de gens dans celui-ci et ils sont déjà en train de travailler alors que je ne suis même pas en retard. Je me rends compte que bon nombre d’entre eux ont de nombreux livres sur la table, ce qui ne présage rien de bon. Je commence à me demander si je suis au bon endroit et me décide à jeter un coup d’œil au tableau, qui était recouvert par ce qui de loin ressemblait à de l’allemand. Avant de pénétrer dans la salle et de me sentir ridicule je pars vérifier le numéro de la salle dans la salle informatique. Tout semble bon, lorsque, en regardant plus en détail, je m’aperçois que l’emploi du temps que je consulte date de 2005. Ceci, évidemment m’interpelle et je tente alors en vain d’accéder à celui de 2006. A l’issue d’une série de recherches toutes plus poussées les unes que les autres, je découvre que le cours n’est pas dispensé cette année. Dans le doute (même si je n’en avais plus beaucoup) je retourne en S304 et demande si je suis au bon endroit. La réponse est évidemment non (c’était bien un cours d’allemand), et je quitte la salle avec la satisfaction d’avoir réussi à faire valider par l’administration mon inscription dans un cours imaginaire. Je reçois néanmoins un mail du service international de QUT écris en rouge et en lettres majuscules m’expliquant qu’ils avaient réalisé qu’il y avait un problème et m’invitant à régulariser ma situation avant vendredi. Je rentre donc à la maison.

Le soir, je pars rejoindre des gens dans un pub irlandais. Je retrouve la française qui avait visité notre maison. Elle m’annonce qu’elle signera le lendemain pour emménager chez nous. Elle m’annonce également qu’un allemand devrait emménager demain.

Mercredi, l’allemand arrive effectivement. Je retourne à l’université pour régulariser mes cours et en choisis un qui a lieu le soir même. J’y vais donc et c’était visiblement le jour où il fallait se trouver un binôme pour les travaux à rendre. Un TP avait eu lieu une heure avant et un autre avait lieu après le cours. On m’explique que le TP qui a lieu avant le cours regroupe les élèves « jeunes » alors que celui qui a lieu après concerne les gens qui possèdent déjà une expérience professionnelle et qui reprennent les cours pour diverses raisons. A la fin du cours, je vais donc voir le prof pour lui expliquer ma situation et lui dire que je reviendrai la semaine prochaine au prochain TP pour trouver un binôme. Le prof me répond joyeusement, qu’il n’y a plus de place dans le premier TP et que je dois donc aller au deuxième. Cette nouvelle me saoule : non seulement je ne vais pas pouvoir rentrer chez moi, mais en plus je vais me retrouver avec des gens qui ont globalement entre 30 et 40 ans… Mais bon, je n’ai pas le choix, j’y vais quand même. Au début de ce TP, le prof nous réexplique donc qu’il faut que nous nous mettions par groupes de 2 et que pour cela, vu que l’on ne se connaissait pas, on allait se lever et discuter avec plusieurs personnes pour se présenter. J’ai déjà du mal à supporter ce genre de trucs en France, mais alors en Australie avec que des australiens de 30-40 ans… Je ne sais donc pas où me foutre et décide de rester à ma place et de ne pas bouger. La personne qui était devant moi se retourne et commence à me parler. Je le regarde avec des grands yeux ronds. Il m’explique qu’il a 12 ans d’expérience professionnelle dans le secteur des nouvelles technologies, qu’il maîtrise parfaitement le truc etc. Au bout de 3 minutes de blabla, il se tait et c’est donc à mon tour de me présenter. Je commence donc par un « Hi, I’m Arnaud », avec le « Arnaud » prononcé à la française. C’était très drôle, son visage s’est décomposé d’un coup, du genre « merde un étranger ». J’ai continué ma présentation avec allégresse jusqu’à ce qu’il me coupe et me dise « So, you’ve never worked before ? ». Je souris et répond en rigolant « Non ». Lui ne rigolait pas. Il venait de se faire piéger et tous les autres avaient trouvé leur partenaire. Au moins, c’est bien pour moi, il pourra corriger mes fautes et mettre ses compétences à ma disposition. Après ce cours, je rentre assez épuisé à la maison et tous mes collocs m’annoncent qu’ils sortent et vont dans un bar. Au début je refuse, mais voyant que toute la maison se vide, je me résous à les accompagner (sans doute à cause du traumatisme que j’ai vécu quand je suis arrivé et que la maison était vide).

Jeudi est le seul jour de la semaine où je commence le matin (sinon je commence le soir). J’ai cours à 10 heures et je me suis couché à 3h30. Le réveil est difficile mais j’arrive quand même en cours et ai retrouvé mes esprits. A midi, je croise le nouvel allemand de notre maison et la fameuse française qui m’apprend qu’elle vient juste d’emménager chez nous. On se met d’accord sur un rendez-vous après nos cours à 20h, car après à lieu une soirée tournée des bars où tout le monde va. Le soir, on se dirige donc, après avoir mangé un sandwich, vers le lieu de rendez-vous avec nos sacs à dos. Dans la soirée, on aura donc fait 5 bars. Je suis rentré à la maison vers 3 heures mais la soirée n’était pas finie, elle a continué jusqu’à 4h30 à discuter sur notre merveilleuse et spacieuse terrasse.

Aujourd’hui, je me suis réveillé à 13h. Le temps est pourri et il a visiblement beaucoup plu le matin. J’ai une flemme d’enfer. Mais je finis par me résoudre à prendre mon vélo et à aller faire ma carte 18+. En effet, ici, ils sont très stricts dans le contrôle de l’âge dans les bars et à moins qu’on ait des cheveux blancs ils demandent en permanence une pièce d’identité pour nous laisser rentrer (déjà qu’en France ils avaient tendance à s’acharner sur moi, ici c’est terrible). Le problème est que la carte d’identité française n’est pas considérée comme une preuve. Seul le passeport l’est, et en ayant en permanence son passeport sur soit, on s’expose à le perdre (surtout moi). Je considère donc cette carte à 24$ comme un investissement intelligent. Je vais également acheter un gros casque audio, car la musique me manque cruellement.

Et voila, je suis de retour chez moi. Je crois que je vais un peu loser ce week-end, j’ai quelques trucs à régler et je dois me mettre à jour pour les cours que j’ai rattrapés en cours de vol. Je vais donc repousser mes petites visites des alentours de Brisbane pour la semaine prochaine, bien que visiblement des départs pour la Sunshine Coast ou Baron Bay sont prévus demain.

Et voila, pour cette semaine !

Aucun commentaire: