jeudi, mai 24, 2007

Très chers vous tous,

Tout d’abord, je tiens a vous présenter mes plus sincères excuses quand à l’abandon de ce blog voila maintenant plusieurs semaines voire mois. L’interruption momentanée de cette référence mondiale du web est indépendante de ma volonté et est en grande partie due à l’interruption de ma connexion Internet a la maison, mais aussi a une croissance exponentielle de la demande en souris dans mon bureau, m’obligeant a travailler comme un forcené depuis de longues semaines.

Aujourd’hui, la consommation de souris semble avoir retrouver une croissance normale et modérée et je peux donc me permettre dévouer quelques minutes de mon temps de travail à ma famille bienveillante et mes amis de toujours (les autres, merci d’aller ailleurs).

Si ma mémoire est bonne, mon dernier post remonte à avant notre petit voyage à Melbourne et sur la Great Ocean Road. Ce fut réussite complète. En effet alors que Melbourne et cette région de l’Etat du Victoria pourrait être surnommées la « Bretagne de l’Australie », non pas parce que l’on y mange des crêpes et qu'on picole beaucoup, mais parce que le climat y est généralement tout pourri, nous avons eu la chance de bénéficier de 4 jours de ciel parfaitement bleu. Alors évidemment, depuis quelques mois les paysans de là bas n’arrêtent pas de pleurer parce qu’ils n’ont pas d’eau, encore des gens qui ne voient que le mauvais côté des choses.

Mais bon, revenons en a Melbourne elle-même. Melbourne l’Européenne, dit-on ici. Melbourne, fut, au temps jadis, la ville la plus prospère d’Australie, ayant bénéficié d’une ruée vers l’or qui a plutôt favorisé l’économie locale. Ainsi, il a toujours existé une rivalité entre Melbourne et Sydney, Sydney ayant depuis largement pris le dessus au niveau économique (et météorologique). Enfin, toujours est-il que Melbourne a beau être très « European », elle est tout de même construite sur même principe que toute ville australienne : des rues toutes parallèles, des gratte ciels et un centre ville construit le long d’un fleuve : la Yarra River. Mais alors pourquoi donc cette ville est-elle très européenne ? Ma réponse : parce qu’il y a des tramways partout, des calèches tractées par des chevaux et des petits cafés (ceci dit, il faut les trouver). Alors effectivement, si on oppose ça à Brisbane où il y a : plein de 4x4, du soleil tout le temps, une consommation de bière supérieure a une consommation d’eau (mais en même temps, il faut les comprendre, ils n’ont pas d’eau) et un plus vieux bâtiment âgé de 3 ans, alors oui Melbourne fait « Européenne ».

Et oui, il manque juste la Tour Eiffel et on se croirait à Paris

Et voila le parc Monceau

Notre avion est arrivé le vendredi matin à 8h a l’aéroport de Melbourne. C’était un jour férié, le « Good Friday » qui contrairement aux autres Friday n’est pas méchant puisqu’il est férié. Par conséquent, la ville était plutôt morte. Nous avons donc passé notre première journée à nous balader dans la ville, mélange réussi de vieux bâtiments et de buildings modernes, et avons terminé dans les jardins botaniques.

Ca, c'est censé illustrer le mélange de moderne et d'ancien

Le lendemain après une nuit dans ce qui ressemblait plus à une boite de nuit qu’à une auberge de jeunesse nous sommes partis tôt afin de récupérer notre sublime Hyundai Getz 3DR 3 portes 4 cylindres qui nous a amenés sur la Great Ocean Road.

La Great Ocean Road longe la côte au sud ouest de Melbourne. Selon les guides touristiques et autres sites internet qui en parlent, elle est réputée pour être l’une des plus belles routes du monde et je dois bien avouer que nous avons plutôt été conquis par ce que nous avons vu. Nous avons fait quatre escales à l’aller : deux arrêts plage, un arrêt sur une espèce de petit port paumé et le dernier pour ce qui est censé être le « highlight » du voyage : les douze apôtres. En plus, avant de partir, j’ai eu une idée de génie : j’ai acheté un bidule pour balancer la musique de mon ipod par ondes radio afin de la capter sur l’autoradio. Ainsi, non seulement il faisait beau, non seulement on voyait de splendides paysages défiler, mais en plus, on a pu se faire l’intégrale de M. Pokora sur le chemin.

Petite photo de petit groupe.

Nous sommes arrivés sur le site des 12 apôtres quelques minutes après le coucher du soleil et nous sommes baladés sur la plage afin de profiter de l’ambiance crépuscule dans un lieu comme celui là, puis, nous sommes remontés dans la voiture en jurant de revenir le lendemain pour mieux en profiter. Nous avons atterri dans une auberge de jeunesse plutôt atypique puisque notre chambre possédait bien une porte d’un côté, mais de l’autre, donnait directement sur la cuisine, le propriétaire n’ayant visiblement pas trouvé utile de construire un mur pour des raisons d’intimité et de sécurité.

L'arrivée à la tombée de la nuit aux 12 Apôtres


Le lendemain, une autre journée merveilleuse nous attendait et nous en avons profité pour nous baigner avant de retourner voir les 12 apôtres. Alors, autant le temps que nous avions n’avait rien d’un temps breton, autant la température de l’eau à côté de Melbourne y était très similaire voire même plus froide. La baignade fut donc de très courte durée, ce qui n’était pas un drame vu qu’elle consistait plus à rajouter une ligne dans notre liste des « mers et océans dans lesquels je me suis baignés » qu’à nager le papillon pour un parfait réveil sportif.

Série: "Les 12 Apôtres vus de jour"

Une petite plage sympathique du coin

Notre fin de matinée et début d’après midi ont été, comme prévu, consacré à la visite des 12 apôtres ce qui était bien nécessaire puisque la veille nous n’avions pas dû en voir le quart. Nous avons ensuite dû nous résigner à rentrer sur Melbourne si nous ne voulions pas arriver à l’auberge trop tard. Nous nous sommes tout de même arrêtés dans la sublime ville de Colac et son lac à moitié asséché qui nous a bien fait rire quand nous avons découvert la présence d’un yachting club qui avait l’air d’avoir cessé toute acticité depuis 5 ans.

Le très fameux lac de Colac

Et dans la série: "Continuons à rire ensemble de la sécheresse" voici une cascade asséchée qui avait pourtant bien de la gueule sur les dépliants.

Le retour sur Melbourne s’est fait tranquillement. L’arrivée dans la ville était un peu plus rocambolesque vu que c’était moi qui était au volant et qu’à Melbourne y’a des trucs sympas du genre « Mettez vous sur la file de gauche pour tourner à droite, parce qu’on se dit que finalement, rouler à gauche ce n’est pas assez déroutant et il fallait qu’on invente autre chose », mais bon, à la fin tout s’est bien passé et nous avons récupérer la franchise.

Notre dernière journée de week-end a plus été orientée « culture » puisque nous avons attaqué à froid sur le Melbourne museum. La encore, on a pas mal rigolé : ils n’ont tellement rien à dire sur la ville tellement elle est récente, qu’ils en sont par exemple réduits à reconstituer la cuisine de leur série télé à 2 balles qui est tournée à Melbourne. Nous sommes donc sortis relativement vite du musée, bien que la partie aborigène nous ait pris plus de temps et sommes allés visiter le seul bâtiment australien classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Oui, parce que des paysages classés, ils en ont à la pelle, mais des bâtiments, il n’y en a qu’un et c’est le palais royal des expositions de Melbourne (ou un truc dans le genre). La visite du bâtiment était tout a fait correcte mais sans intérêt majeur, avec une guide allemande qui nous hurlait dessus dès que l’on s’éloignait à plus de 5 mètres du groupe (« We entered as a group, and we will leave as a group »). Le problème de la visite, c’est qu’elle nous décrivait plein de trucs qui avait l’air bien, sauf qu’à chaque fois elle terminait par « Mais bon, on ne s’en servait plus alors on l’a détruit ». Du coup, le seul bâtiment australien classé par l’Unesco doit faire un dixième de sa taille d'origine. Un peu comme si on vous disait que la façade de la caserne des pompiers du parc de Bécon (désolé pour tous les non-béconnais), c’était comme Versailles avant, mais bon, vu qu’on ne s’en servait plus, on a tout rasé et du coup, maintenant, c’est un abris pour les gardiens en cas de pluie ou de match de foot.

Exclusivité mondiale : on a trouvé le seul bâtiment d'Australie inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco

Après ça, nous avons fini notre dernière journée de week-end sur Brunswick street, connue pour ses nombreux petits cafés et avons repris un avion pour Sydney plus tard. Arrivé à Sydney ; je me suis fait plumer une nouvelle fois par un chauffeur de taxi qui a encore vu marqué « backpacker décérébré » sur ma tête :
- « Ah ! vous êtes français ? C’est quoi votre chemin préféré ? »

Ah partir du moment où l’on vous pose cette question, vous savez que vous allez vous faire arnaquer.

- « Bah je ne sais pas, je vais à Newtown, je sais que ce n’est pas loin »
- « Oui oui, je vais passer par Pigeon street, ça vous va ? »
- « Euh ouais, si vous voulez, je ne sais pas où c’est »
- « Justement, blaireau »

Et hop, c’est parti pour une petite visite nocturne de Sydney et de ses environs avec une note à la fin deux fois plus élevée que normal.

La vie professionnelle a ensuite repris son cours et, comme je vous l’expliquait plus haut, j’ai été amené à travailler à une cadence plutôt élevée ces dernières semaines puisque la majorité de mes week-end ont été passés au bureau, ainsi que de nombreuses soirées, et même une nuit.

Comme si ça ne suffisait pas, nous avons finalement reçu une lettre nous invitant à quitter notre charmante maison d’ici le 23 juillet. Le propriétaire a visiblement compris qu’il n’arriverait jamais à vendre la maison si il nous laissait dedans et à donc décider de nous dégager pour rénover un peu tout ça. J'ai donc un peu pitié pour toute la faune et la flore qui avait trouvé refuge sous notre toit et qui vont bientôt être anéanties par un propriétaire sans scrupule obsédé par le profit et qui n’hésitera pas une seconde à déforester et dératiser notre habitât naturel.

Enfin, autre événement emmerdant et récent, j’ai enfin obtenu mon visa australien, ce qui m’ôte toute possibilité de négocier des billets d’avions pour la Nouvelle Zélande auprès de ma boîte. La bonne nouvelle, c’est que pour compenser les journées de week-end passées dans un bureau au lieu d’être à la plage, je viens d’obtenir une semaine de vacances et suis donc sur le point de partir tout de même là bas. Vu qu’on a un jour férié en juin (et oui, c’est bientôt l’anniversaire de la reine d’Angleterre – qui d’après les infos avait besoin d’un nouveau carrosse à 1 milliard de dollars australiens pour aller chez Shopi, et le gouvernement australien a accepté de contribuer au financement), je devrais pouvoir, en le combinant avec ma semaine, monter à environ 10 jours de vacances sur place. Si ça se fait, on devrait partir très rapidement : le 8 ou 9 juin, et vu que ce week-end je pars faire un tour sur Brisbane pour saluer mes anciens camarades, ça risque de plutôt bien s’enchaîner.

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