dimanche, juillet 22, 2007

Mes chers compatriotes. Je le sais, en ce moment en France, c’est les grandes vacances. Alors visiblement, ce qui semble devenir à la mode, c’est de voyager loin, même si on a qu’un seul week-end de 3 jours (travailler plus pour gagner plus sans doute).

En ce moment, à Sydney, c’est atroce. Plus moyen de pointer son nez dehors sans que fusent dans tous les sens, telles des flèches mal acérées, de magnifiques accents français dont on se demande s’ils proviennent plus de l’incapacité de l’orateur à prononcer certaines syllabes ou d'un moyen d’indiquer, non sans fierté, sa nationalité : « You no a ame freinch, so ze vaïne, a no wat it iz ! » (You know, I’m french, so the wine, I know what it is ) ou plus communément et plus distingué : « Hey ! You no ze freinch kiss ?? ». Le plus drôle étant sans doute le français qui va fanfaronner en parlant des essais nucléaires dans le Pacifique, dans le genre « Ah, on vous a bien emmerdé avec ça, hein ? ». Et puis, et vas-y que je te prends les mouettes en photo, que je vais poser à côté de l'aborigène "spécial touristes" qui joue du didgeridoo sur de la musique techno mais qu'il fait un peu trop frais pour jouer en slip alors du coup il porte son maillot des Wallabies, l'équipe de Cricket australienne. Et encore, je passe sur les râleurs de base, mais bon eux encore ça me fait rire, et puis je suis un râleur moi-même puisque je suis français, mais bon ça passe parce que l’australien ne comprend pas quand on râle en français, et effectivement, quel est l'intérêt de parler une langue que personne ne comprend si ce n'est pas pour balancer des vacheries.

C’est pourquoi, chers amis français qui avaient des envies de voyage, merci de penser à ceux qui, comme moi, se sont expatriés. Merci d’avoir un peu de respect pour le sacrifice émotionnel et financier qu’ont dû faire mes parents afin de satisfaire aux délires isolationnistes de leur fils. En plus sincèrement, en ce moment c’est l’Hiver. Z’êtes pas bien malin quand même. En Hiver à Sydney, on ne peut ni se baigner, ni faire du ski, alors à part faire 300 fois le tour de l’opéra à cloche pied (et au moins, ça ça serait drôle)…

Dans 2 mois, c’est bon, vous pourrez venir à Sydney, mais en attendant, si par hasard j’en croise un d’entre vous dans la rue, je le frappe.

Et pareil pour les gens qui se trimbalent avec le dernier bouquin d’Harry Potter et qui ont refusé le sac plastique gentiment proposé dans la boutique, juste pour l’exhiber et se la péter, comme si ça impressionnait vraiment quelqu’un. Genre démarche parfaitement naturelle de la nana qui se balade dans les rues en tenant fermement son livre contre sa poitrine, les bras croisés mais suffisamment espacés afin qu’on l’on puisse aisément lire le titre, parce que forcément, elle a pris soin de le tenir dans le bon sens - le tout en regardant dans les yeux chaque personne qu'elle croise. Enfin bref, avec tout le bordel que ça génère cette histoire de Harry Potter, j’espère au moins qu’elle l’a tué à la fin, sinon j’attaque pour publicité mensongère.

Et oui, hier je suis allé faire un tour dans la city, et ça m’a gavé. Maintenant, je ne sors plus de mon quartier, je préfère les punks et les drogués.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Et oui nous autres français on aime bien faire chier les autres français qui partent loin des français quand les français les fond chier ! C'est clair non ?

Bon et sinon un peu de respect pour le dernier Harry Potter, je l'ai fini y a 2 jours et il est mortel !

Shalom