Aujourd'hui, j'ai eu une promotion. J'ai été nommé "mices master", entendez par là, "Responsable des souris". C'est un grand honneur, puisque j'ai la responsabilité d'un parc de 3 souris d'ordinateur de la plus belle qualité (souris optiques Microsoft à plus de 60$ l'unité). Cette tâche est d'autant plus importante que j'ai déjà donné 2 de mes souris à des gens qui n'en avaient pas, où qui avaient cassé la leur. Ainsi, je n'ai plus qu'une seule souris à ma charge et il faut donc que je sois extrêmement vigilant et rigoureux quant au choix de son futur propriétaire.
A part ça, petit récapitulatif de la semaine précédente :
Tout d'abord, on devrait recevoir notre invitation à quitter les lieux la semaine prochaine. On verra bien...
Niveau boulot, je me suis arraché les cheveux toute la semaine sur un truc dont j'avais la charge (non, pas mes souris, ça c'est depuis aujourd'hui) pour apprendre vendredi soir que ça ne servait à rien et que si mon truc devenait aussi compliqué, c'est qu'il y avait sûrement un problème avec les documents du client. Bon bref heureusement que c'était le weekend parce que sinon j'aurais sûrement fait une dépression nerveuse. J'ai donc quitté le boulot, pour aller en bon australien boire bières dans des pubs environnants. Plus tard, nous nous sommes rendus à une soirée à laquelle nous avaient invités mes collocs. Une soirée qui devait être "kick ass". Donc rendez-vous dans le quartier malfamé de Sydney où il est conseillé de sortir toujours armé et avec un gilet par balles, ce que nous n'avons malheureusement pas réussi à nous procurer. Nous sommes néanmoins arrivés à la bonne adresse : une petite maison dans une petite rue à l'apparence tranquille mais à l'histoire sanglante.
Nous ne connaissions pas les gens à qui appartenait la maison et mes collocs n'étaient pas encore arrivés. Nous avons donc hésité un long moment : Devions nous rentrer ou attendre ? Après renseignements mes collocs étaient encore loin et nous décidâmes donc de nous imposer chez l'autochtone. La porte était fermée à clé et une moustiquaire empêchait d'y frapper, ce qui, du coup réglait le problème.
Ce n'est que 10 minutes plus tard que la porte s'est finalement ouverte et qu'un gars nous a regardé genre : "Mais pourquoi y'a trois français devant ma porte ?". Pour lever le malaise ambiant j'ai donc annoncé très sûr de moi "Je suis le colloc de Ben et Vincenzo" - et là, la réponse qui tue : "C'est qui ?". Enfin bon, il nous a tout de même laissé rentrer et à l'intérieur des gens connaissaient mes collocs, ce qui m'a rassuré sur l'exactitude de l'adresse ou encore sur le fait que je n'étais pas la victime d'une bonne blague : "Si si, y'a une super soirée à Redfern ce soir, ramène tes potes (Hahaha !) ". Enfin bref, la soirée s'est bien passée bien que je me sois retrouvé au milieu de la nuit dans un parc avec des gens qui avaient l'air de triper sérieusement à l'idée de grimper sur un arbre. N'étant pas dans l'ambiance car ne carburant visiblement pas aux mêmes substances que mes camarades du moment, j'ai donc décidé de rentrer me coucher après m'être demandé pendant 30 minutes pourquoi j'avais eu la bonne idée de les suivre.
Grand bien m'en a pris puisque le lendemain un super temps nous attendait, ce qui nous a permis de faire une longue balade de long de la côte et de traverser la plupart des plages de Sydney. Le soir venu, nous nous sommes rendus dans le centre ville pour la Earth Hour. C'est un peu comme chez nous lorsque l'on demande une fois par an à tous les Nicolas Hulot de France de bien vouloir éteindre symboliquement la lumière pendant une minute alors que l'EDF de son côté hurle "Mais vous êtes tarés ou quoi ?? Vous voulez vraiment tout faire péter ???". Sauf que ici ça dure une heure et que du coup plein d'événements sont organisés (observation des étoiles, dîners aux chandelles, etc.. - en France à part une session de speed dating, y'a pas grand choix). Nous avons donc choisi un lieu avec une belle vue sur la ville pour regarder les lumières s'éteindre. Bon alors, rien de transcendant, mais je dois reconnaitre que la ville avait l'air bien plus sombre que d'habitude. L’opéra, le pont et toutes les enseignes lumineuses des tours se sont éteintes à part celle de Samsung qui semblait ainsi nous dire : « Nous la planète on l’emmerde, on fait des téléphones et des télés, on n’est pas Greenpeace ». Selon les journaux, 2,2 millions de personnes ont éteint la lumière et on peut trouver quelques photos assez parlantes sur internet, contrairement aux miennes (que je ne mettrais donc pas sur ces pages).
Une vue de la côte avec notamment un cimetière abandonné que l'on est amené à traverser.
La plage de Bronte, à prononcer "Bronti"
Le lendemain, vu qu'il refaisait beau, nous sommes retournés à la plage. A Cogee beach cette fois. Je suis parti relativement tard de chez moi, prisonnier d'une machine à laver dont je devais absolument étendre le contenu avant de partir si je ne voulais pas me la jouer Bob l'Eponge le lendemain au boulot. Il me serait néanmoins resté suffisamment de temps pour profiter pleinement de la plage si je n'avais pas été une fois de plus brillant : J'ai attendu le bus du mauvais côté de la rue. Ainsi, j'ai pesté pendant une demie heure contre ce ###!?@;## de bus qui n'arrivait pas à l'heure avant que je n’en vois passer un dans l'autre sens, avec "Coogee" (là où je voulais aller) indiqué dessus. Il s'en est donc suivie une course poursuite en tongues avec écouteur dans une oreille et l'autre qui pendait, serviette de plage sur l'épaule, sac ouvert et téléphone sur l'autre oreille (oui parce que je téléphonais à une amie qui m'attendait là bas et à qui j’expliquais que les bus de Sydney c'était de la merde). Bon bah alors forcément le bus s'est barré, forcément le bus suivant portait la mention "d" sur le panneau des horaires, ce qui signifiait qu'il ne passait plus depuis le changement d'heure, et du coup j'ai repoireauté une demie heure, ce qui au total, amis littéraires handicapés, fait une heure d'attente (ce qui m'a rappelé mon précédent dimanche où je m'étais enfermé dehors sans téléphone portable et où j'avais là aussi perdu une heure de ma vie à attendre qu'un colloc vienne éventuellement me sauver). Enfin bref, j'ai quand même pu me baigner, mais bon pour faire les choses bien jusqu'au bout, je me suis tout de même rendu compte au retour que j'avais raté le dernier bus pour rentrer chez moi, ce qui m'a valu un détour bien sympathique (1h10 contre 20 minutes).
Enfin voila pour les petites news de la semaine. Ce weekend, nous partons donc à Melbourne pour 4 jours : 2 jours dans la ville et 2 jours sur la Great Ocean Road. Ca devrait être bien sympa, mais du coup, vendredi matin, réveil à 4h30 car l'avion décolle à 6h30. Au moins, j'habite près de l'aéroport (plus pour longtemps me direz-vous non sans sarcasme). Je devais y revoir ma colloc Singapourienne là bas et elle devait m'envoyer son numéro de portable par mail. Mais je n'ai toujours rien reçu, ce qui montre l'état d'excitation extrême dans lequel elle doit se trouver en ce moment à l’idée de ma venue proche.
Et parce que je ne savais pas quoi mettre d'autre, voici, pour finir, une photo d'une araignée extrêmement commune à Sydney.
1 commentaire:
Heureusement que tu as la beauté sauvage de l'Australie pour pouvoir prendre du recul sur ton ascension professionnelle fulgurante. Toute mes félicitations pour ta promotion !
Enregistrer un commentaire