La vie continue tranquillement son cours dans le charmant petit village de Sydney. Le retour en France est dans moins de 2 mois maintenant. Pile quand il va recommencer à faire beau ici et qu’il va commencer à faire moche là bas. Bien joué Arnaud. Quoique visiblement, il a toujours fait moche chez vous.
Enfin bon ceci-dit, les températures ont tout de même l’air de remonter, nous sortant ainsi d’une longue période de fortes tensions au bureau. Aujourd’hui on recommence un peu à respirer. Fini les réunions animées avec Quentin et Julie pour se mettre d’accord sur les lieux de notre déjeuner. Quel food-court est le mieux placé, le plus agréable, le mieux chauffé ? L'un dira Pitt Street, un autre Martin Place, le dernier penchera pour Bond Street. La situation s'envenimera, attisant haines et envies de revanche. Perfide pluie qui empoisonne les relations humaines les plus pures. Désormais, cette époque semble être révolue. Nous avons retrouvé notre parc. Après la période de forte pluie qui a accompagné puis suivi notre petit séjour en Nouvelle-Zélande, notre pauvre parc avait fortement souffert et il lui a fallu bien des semaines pour sécher complètement, nous empêchant pendant tout ce temps de pouvoir retrouver cette pelouse que nous avions tant aimée. Et que dire de ce vilain petit vent frais qui nous faisait greloter et refroidissait nos repas ?
La période de dépression est donc derrière nous. Le renouveau est lancé. Les siestes au soleil à midi sont de retour.
Si seulement tout ceci était si simple et qu'il suffisait d'un peu de soleil pour ramener joie et bonne humeur.
Quentin finit son stage cette semaine. Julie se fait envoyer à Pimpama, charmante petite ville paumée au sud de Brisbane. En gros, dans 2 semaines, je risque de me retrouver tout seul au bureau avec le stagiaire soporifique. Ca va être joyeux dis donc. Je vais retrouver mon ipod comme compagnon de déjeuner. Mais c’est les vacances en France, et le Fou du Roi n’est plus diffusé et je ne peux plus le télécharger sur le site de France-Inter. Merci maman de m’avoir fait parvenir des bouquins.
Et puis il y a tout ce surmenage aussi. Arriver à 10h, partir à 16h15. La visite des sites web favoris : les mails, Le Monde, Liberation, et mon blog aussi pour voir si quelqu’un d’autre qu’Antoine y a laissé un commentaire (merci Antoine, tu es mon premier fan). Et puis je me suis mis à Facebook aussi. Alors depuis hier, je cherche des amis. C’est une occupation très chronophage saviez-vous. En plus je réalise que je n’ai pas d’amis, c’est complètement déprimant. Plus mon rapport de stage et la saison 6 de 24. Les journées deviennent vite ingérables. C’est pour ça que j’ai demandé (et obtenu) 7 jours de vacances. Je pars lundi. Dans un lieu pour l’instant tenu secret. Ca va me faire du bien de m’éloigner un peu de l’agitation de la ville. 9 jours (avec le weekend), au milieu d’un lac, sur une barque à pêcher la truite dès 5h du matin, couché 21h. Un peu de repos et de calme pour ménager ma santé.
Pour l’instant, seuls les weekends me maintiennent en vie. 2 jours par semaine pour enfin m’occuper et prendre soin de moi, de mon esprit et de mon corps. Quelques petites soirées aussi, dans la plus grande intimité avec quelques amis de toujours, autour de 67 bouteilles de bières, à discuter, pour arriver à la conclusion que l’espèce qui succèdera à l’être humain sera soit la pieuvre, soit la baleine télépathique. Brefs, quelques instants volés dans une vie trop mouvementée, quelques instants pour rire, quelques instants pour pleurer, quelques instants pour de nouveau se sentir humain, tout simplement.
Dans ton regard glacé, c’est la lune voilée qui me sourit. Ton reflet ambré sur ce lac gelé et c’est là que je te reconnais. Si tu savais comme tu m’avais manqué. Petit crocodile.
Poème australien.
6 commentaires:
Un stagiaire soporifique en costume...serait-ce antoine?
Bah, non. Antoine a beau aimer les costards et être chiant à mourir, il serait de mauvaise foi de dire qu'il ne parle pas. Avec toutes les Google News qu'il a à raconter chaque jour, les silences sont rares.
Finalement, ce surmenage a du bon..tu trouves davantage de temps pour laisser libre cours à ton talent littéraire..Reste à espérer que le SSEC (stagiaire soporifique en costume) continue à ignorer l'adresse de ton blog et tout le bien que tu penses de lui...tu risques de perdre un ami !!
Je constate que la perfidie n'a plus de frontières désormais :-) Bon enfin je vous laisse médire moi je vais bronzer au bord de la Loire tranquille en short en vous laissant médire
Dsl pour la belle répétition dans mon commentaire précédent. Je me relâche un peu trop en ce moment peut être...
Juste un commentaire pour signifier la présence des silencieux. Même si, à l'image de ton ami bien habillé, nous ne laissons pas de commentaires, saches que nous sommes présent et attentif... Peut-être cela t'aidera à surmonter ces étranges accès de lyrisme larmoyant (que tu simule très bien d'ailleurs)
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