Bon, c'est décidé, il y aura 4 parties en tout et c'est déjà tout écrit donc ça ne changera pas. Et puis de toute façon, personne ne vous force à lire alors ce qui ne sont pas contents, tant pis.
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Hors-propos :
Avant de commencer, je voudrais vous informer que d'après le tampon sur mon passport, ça fait aujourd'hui un an que j'ai attéri sur le sol australien. Je me souhaite donc un bon anniversaire et mes voeux les plus sincères.
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Nous étions donc sur la route des fjords, encore une fois avec un temps superbe. L’objectif de la journée était de rouler un peu, puis de s’arrêter faire une petite randonnée en montagne de 3 heures, avant de repartir jusqu’à Milford Sound, c'est-à-dire au bout de la route « cul de sac » qui mène dans les fjords, et de là où partent tous les bateaux de croisière pour touristes.
Intégralement équipé de ma tenue recomposée du parfait petit randonneur, j’étais fin prêt pour cette marche à travers la forêt et qui devait nous mener jusqu’à un lac où nous pourrions nous y arrêter 3 minutes avant de redescendre car, d’après l’employée du visitor center de Te Anau, la route commençait à geler vers 3 heures de l’après midi et visiblement, elle n’avait pas l’air de nous considérer, au look, comme des as du volant. Ayant perdu pas mal de temps le matin à se lever, refaire le plein d’essence, remplir et vider l’eau, refaire le plein de gaz et acheter mes chaussures, il nous fallait être efficaces. Malheureusement, si il y a bien une chose qui nous a caractérisé pendant ces 10 jours, c’est notre manque d’efficacité et notamment notre incapacité à nous lever à l’heure prévue.
Nous avons donc commencé notre petite marche tranquillement, avons observé avec beaucoup d’intérêt un petit torrent, observation dont a découlé un nombre impressionnant de photos ratées et avons imperturbablement poursuivi notre ascension vers notre lac que nous avons atteint une heure et demie plus tard.
Le lac, photo un peu batarde mais c'était ça ou le contre jour.
Le même lac, mais vu un autre jour, d'un autre endroit et avec un autre temps.
Nous avons dû rester au lac quelque chose comme une petite heure, l’histoire de prendre quelques photos en contre-jour afin d’enrichir notre collection de photos ratées, de s’asseoir sur des cailloux pour discuter de je ne sais plus quel sujet terriblement profond que nous inspirait ce lieu et de laisser Loïc essayer son chapeau ridicule et moche qu’il avait décidé de prendre avec lui ce jour là et dont, on ne saura jamais comment ni pourquoi, il a pu en être fier et se résoudre à nous le montrer. Une fois toutes ces étapes indispensables à notre accomplissement personnel effectuées et une heure de retard sur notre planning, nous étions sur le chemin du retour. Quentin, grand amateur de marche à pied devant l’Eternel avait de l’avance et nous ne l’avons quasiment pas vu de la descente. Par conséquent, il n’a pas pu participer à nos riches débats qui ont animé notre parcours et dont je vous épargnerai l'énumération.
Randonnée en forêt.
Quitte à ce qu'il soit fier de son chapeau moche et ridicule, autant diffuser la photo.
Nous sommes arrivés à notre camping-car bien après 3 heures, mais il n’y avait aucune crainte à avoir puisque c’était moi qui allait conduire pour le reste de la journée. Ce fut d’ailleurs un petit plaisir de conduire ce petit bolide de 3 tonnes 8 sur des routes de montagne. Grâce à ma parfaite maîtrise des dérapages contrôlés avec freinage au frein à main à 90 km en descente sur une route en lacets verglacée, nous sommes arrivés sains et saufs à destination, malheureusement un peu tard et notre vue sur les fjords était un peu sombre (ceci dit, c’était parfait pour nos photos ratées) et le lendemain, le temps était plutôt bien nuageux.
idem.
Puisque nous étions arrivés au bout de la route des fjords, il nous fallait maintenant faire demi-tour. Nous avions prévu une randonnée de 6 heures qui devait nous mener à un sommet et à une cascade. Malheureusement notre efficacité matinale n’ayant pas connue d’amélioration nous avons dû nous limiter à 5 heures de rando et avons abandonné la cascade. Quentin, qui pourtant a la randonnée dans la peau n’a malheureusement pas pu se joindre à nous car il tenait absolument a garder le camping car au cas où des gitans néo-zélandais essaieraient de nous le piquer, car il faut dire que c’était un bien beau model que nous avions là.
Nous avions tout prévu la veille et notamment de quoi manger avec une succulente salade de riz. Le problème, c’est que nous n’avions pas de Tupperware. La solution foireuse est donc venue de Loïc et de ses idées magiquement impraticables mais auxquelles il aime bien s’accrocher. Vu que nous avions acheté une grosse bouteille d’eau de 4 litres et que nous en avions bu plus de la moitié, nous pouvions transvaser l’eau restante dans des bouteilles vides de tailles normales que nous avions en réserve et ainsi mettre notre salade de riz dans la bouteille de 4 litres. Et c’est ainsi que nous avons passé une heure de notre soirée, et donc de notre vie, à remplir à la petite cuiller notre bouteille de 4 litres de salade de riz, qui une fois rebouchée ne présentait pas de risque de se renverser dans le sac. Bien sur, il s’agissait là d’une solution au problème. Une autre solution aurait été d’ouvrir le placard sous l’évier et de prendre les quelques Tupperwares que Pacific Horizon avait mis à notre disposition. Pourtant Julie nous avait bien assuré qu’elle avait regardé partout. Et oui, voilà le genre de personnes qui m’entouraient pendant ces 10 jours, et pourtant, j’ai survécu.
Nous sommes donc partis pour notre promenade et avons atteint le sommet assez facilement. Il était alors temps de déguster cette bonne salade de riz qui nous avait donné tant de mal la veille. Extraire la salade ne fut pas non plus une mince affaire et la pauvre bouteille a d’ailleurs fini décapitée à la fin. Une fois notre copieux repas englouti, un miracle se produisit : une éclairci pour nos photos. Celle-ci fut brève mais suffisante et nous pouvions alors continuer notre petite visite du sommet. S’en ait suivi une bataille de boules de neige dans laquelle j’ai humilié Loïc, puis une redescente et la décision de poursuivre notre randonnée dans une nouvelle direction vu qu’il nous restait pas mal de temps. Nous sommes ensuite retournés à notre précieux camping-car où Quentin nous a appris qu’il avait bravement repoussé 7 assauts de hordes de gitans sauvages aux dents crochues et fort aiguisées.
Nous sommes alors repartis sur la route, direction Queenstown, la ville hype à la mode de NZ ou nous avions prévu d’aller skier si les conditions météorologiques nous allaient. Ce fut une longue route et une fois arrivés sur place nous avions une nouvelle mission « remplissage de gaz » à effectuer, ce qui nous a pris une bonne heure supplémentaire, le temps de trouver la station essence qui nous avait maintes fois été indiquée mais qui était si bien cachée. Tout ça pour nous rendre compte que la bouteille était encore bien pleine. Nous avons ensuite garé notre camping car en ville, au bord du lac où nous avons passé notre nuit.
Le réveil fut inhabituellement efficace. En effet, aux alentours de 9h, de grands coups nerveux furent frappés à notre porte. Sans doute un voisin, un camarade de camping-car admiratif devant notre beau model, souhait-il faire notre connaissance en nous offrant un pack de bières pour le petit déjeuner. Quelle ne fut pas notre surprise en ouvrant la porte de trouver un employé municipal plutôt vénère nous exhortant à quitter les lieux rapidement si on ne voulait pas se taper une amende. Le fait que nous ayons garé notre sublime camping-car en plein centre ville n’était visiblement pas de son goût. Encore un citadin intolérant, nous sommes nous dit, qui ne comprend rien à la beauté du camping, perpétrant ainsi l’oppression d’une population pacifique de camping-carristes (terme trouvé sur les sites internet français voués au camping-car dont je vous recommande chaudement la lecture, et notamment le forum Yahoo Groups) qui errent de parkings en parkings à la recherche d’un emplacement où ils trouveront un peu de réconfort et non pas cette hostilité permanente des riverains qui, du haut de leur égoïsme et de toute leur prétention alors que leur maison à eux ne roule même pas, refusent de troquer pendant ne serait-ce que quelques jours, leur belle vue, contre celle, plus humaine, d’un groupe de sympathiques gaillards en short-tongues-marcel qui font sécher leurs slips sur une corde tendue entre leur camping-car et un arbre, le tout en faisant griller des merguez sur un barbecue. L’agent municipal, disais-je donc, nous a alors remis un petit papier nous expliquant qu’en Nouvelle-Zélande, le camping était interdit dans les agglomérations et dans un rayon de 10 km, sauf si nous allions dans un camping spécial, prévu a cet effet. Encore une fois, on nous chassait comme de vulgaires parasites. Devant si peu d’hospitalité, nous décidâmes donc de bouger notre véhicule dans un parking voisin, endroit charmant pour notre petit déjeuner.
Le lac et la ville.
Le golf de Queenstown.
La matinée devait être consacrée à faire quelques achats et l’après midi a skier. Un employé d’une station service nous ayant dit qu’il avait été skier quelques jours plus tôt et que c’était bien. Nous avons donc commencé notre journée par le visitor center afin de nous renseigner sur les différentes stations et comment y accéder. J’ai également acheté quelques cartes postales (que personne ne recevra vu que je les ai perdues quelques jours plus tard) et suis ensuite parti en quête d’un bonnet, afin de parfaire mon look sur les pistes. Julie et Quentin, qui étaient restés un peu plus longtemps dans le camping-car, car subjugués par la vue sur le parking sont également passés par le visitor center. Apparemment la personne que l’on avait vue avec Loïc nous avait caché bien des choses (la bougresse), puisque selon Julie et Quentin, seulement trois pistes étaient ouvertes, ce qui, vous l’admettrez est un peu juste pour acheter un forfait demie journée + louer du matériel de ski. Abattus par cette nouvelle terrible et surtout moi, dégoûté de ne pas pouvoir me pavaner avec mon nouveau bonnet sur les pistes, nous sommes allés nous prendre un chocolat chaud avant de commencer une nouvelle balade et d’aller du coup visiter la ville. Nous avons fini en haut d’une colline accessible par télésiège et qui amène le touriste dans un centre spécialement conçu pour lui avec boutique souvenir du meilleur gout, restaurant, toilettes tout confort, saut a l’élastique, départs en parapente. Nous nous sommes contentés de la luge à roulettes que Loïc n’hésitera pas un instant à qualifier plus tard d’activité extrême, mais bon, après tout, on a les références qu'on a.
1 commentaire:
Tiens, en parlant de nouvelle zélande, connais-tu Arnaud le duo de guitaristes humoristes "flight of the conchords" originaires de là et qui commencent à bien marcher aux USA?
Si tu connais pas, je te conseille vivement d'aller sur you tube et de mater leurs videos (flight of the conchords donc). C'est vraiment excellent, un ptit bout de la culture néo zélandaise en somme.
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