mercredi, octobre 04, 2006

Avertissement : Le texte de ce post prenait 7 pages sous Word. Les esprits avisés se contenteront des photos ou passeront leur chemin.

Back from hollydays, laissez moi vous exposer mes 12 jours de vacances dans les New South Wales et dans le North Queensland. Au total : bien 5000 km dans les pattes, 3 avions, 4 taxis, 4 bateaux, 1 monorail, 2 trains (aller-retour), 5 bus, 5 auberges de jeunesse et beaucoup de marche à pied (Sandra et Nadine en feraient presque encore la gueule).



Ce voyage a également été l'occasion de rencontrer des animaux exotiques, comme en témoignent ces différents panneaux, croisés sur mon chemin.

Jour 1

Reveil très difficile à 6 heures du matin pour aller prendre notre avion à l’aéroport de Brisbane. Enfin, on y arrive tant bien que mal et j’ai même le temps de faire trois faux codes secrets au distributeur. Heureusement, les distributeurs ici n’avalent pas la carte et celle-ci est déjà dans la poche de son bienheureux propriétaire quand le code est composé. Je comprends néanmoins que ma carte est bloquée et appelle le numéro de téléphone au dos de la carte. Là, un gars me transfert vers quelqu’un de la Société Générale. Si les fans de Macha Béranger se demandent ce qu’elle est devenue après que son émission sur France Inter fût honteusement supprimée, et ben qu’ils appellent le service de nuit de la Société générale et ils auront l’heureuse surprise de l’entendre à l’autre bout du fil. Même depuis l’Australie, ça sentait la clope au téléphone. Enfin bref, Macha me dit qu’il faut que je rappelle mon agence le lendemain (il devait être 1h du mat’ en France). Je prends donc l’avion l’esprit léger en me disant que dans 8 heures, je pourrai faire débloquer ma carte sans soucis.

Nous arrivons donc à Sydney vers midi. Quel changement de décors par rapport à Brisbane ! Les gens sont tous pressés, y’a plein de voitures et du bruit partout. Je me sens comme un campagnard montant à Paris (spécial dédicace à tous mes amis campagnards). Après nous être fait allègrement arnaqués par le taxi, nous arrivons dans une auberge de jeunesse glauque, au milieu de Chinatown, mais qui a le mérite d’être la moins chère et d’être située au cœur de la ville. Nous passerons donc 4 nuits dans une petite chambre de 3 lits (je voyage à Sydney avec Sandra, ma colloc allemande, et Nadine, son amie venue en Australie pour les vacances). Nous quittons donc vite fait cet endroit déprimant et décidons de nous rendre à Circular Quay, là où se trouvent le fameux harbour Bridge ainsi que le superbe Opéra, emblèmes de la ville. Nous passerons donc notre après midi là. J’ai ainsi traversé le gros pont (après que les filles m’aient lâché car ellles avaient le vertige et ne supportaient pas ça…) et pris des dizaines de photos de l’Opéra, de quoi reconstituer une vision 3D du bâtiment à toute heure de la journée. Arrivés, pile sous l’Opéra en fin d’après midi, l’idée nous vient de boire une petite bière au soleil, entre le pont et l’Opéra. Erreur fatale… En effet, arrivés sur place, je repère un nouveau distributeur de billets et me dit que je pourrai refaire un test. J’insère donc ma carte dans l’attrayant engin, compose ce qui je pense est le bon code secret, attends, et obtiens pour seule réponse un ticket m’annonçant que la transaction a été refusée. Et oui, ce que je n’avais pas réalisé en insérant la carte, c’est que ce distributeur avalait la carte et donc, pouvait la garder. Et vu qu’auparavant, j’avais fait 3 faux codes, c’est ce qu’il se passa. Bien sûr, j’avais pris soin de choisir un distributeur désolidarisé d’une banque et il m’était donc impossible d’aller réclamer le précieux objet.

Alors maintenant, je vous laisse imaginer comment on se sent lorsque l’on est à l’autre bout du monde, premier jour de vacances, sans carte bleue et sans espèces. Surtout que si j’avais attendu deux heures et appelé la banque, ma carte aurait été débloquée, mais que malheureusement il a fallu que je tente dans un distributeur désolidarisé d’une banque et qui avale la carte. Et ben, j’ai eu le grand plaisir de goûter à ce très désagréable sentiment. Le reste de la journée fut donc consacré à trouver une solution et à transférer de l’argent sur le compte en banque de Sandra, afin qu’elle me serve de distributeur mobile pendant les 12 jours de vacances à venir.

Pour résoudre donc ce problème, il m’a donc fallu accéder à Internet ce qui m’a permis de consulter des emails. Quelle surprise fut mienne quand je vis, au milieu des 700 spams (merci à la liste assoce.bda) un mail de mon prof à qui j’avais envoyé la veille par email un devoir à rendre pour ce jour. Impatient de lire ses compliments sur mon travail, j’ouvris le mail et appris que j’étais censé rendre une version papier du devoir, et non l’envoyer par email. Et voici ma deuxième sensation agréable de la journée : je suis à Sydney, qui doit être à environ 1000 bornes de Brisbane et je dois rendre une version papier d’un travail à rendre pour le jour même.

Enfin, la journée se termine finalement par un bon dîner dans un restau italien.




Jour 2

Je me réveille, consulte mes emails. Mon prof me répond et me dis qu’exceptionnellement, parce que je suis un étranger pas très malin, je peux lui rendre mon devoir à mon retour, mais que c’est la dernière fois. Ouf, je suis soulagé. Les vacances peuvent donc suivre leur cours.

Pour ce deuxième jour, étant donné le beau temps, nous décidons de nous rendre Manly, une des plages de Sydney. Seulement, vu qu’il faisait beau, que c’était le week-end, que c’était les vacances, et que nous étions à Sydney, et ben c’était blindé. Et puis, il faut l’avouer, d’un intérêt assez limité, à part le fait que c’est une plage de Sydney. Enfin, nous avons pris le ferry pour y aller, ce qui m’a une nouvelle fois permis d’enrichir ma collection personnelle de photos de l’Opéra.


Jour 3

Début de la journée par l’aquarium de Sydney. Le plus rigolo c’est les tunnels sous marins qu’ils ont et où on est entouré par des requins, des stingrays, des tortues et des raies Manta. Y’a aussi l’aquarium de la Grande Barrière de corail, mais bon, j’allais y plonger deux jours plus tard.




Pour l’après midi, nous sommes partis à la recherche des chauves souris de Sydney. Ici, ils appellent ça des renards volants, parce qu’elles sont plutôt mastoques, mais se nourrissent exclusivement de fruits. Nous sommes donc allés à Hyde Park (qui est bien plus petit que son homologue londonien) mais point de bestioles volantes. J’ai donc reconsulté notre précieux guide et me suis rendu compte que j’avais mal lu et que ce n’était pas à Hyde Park, mais au Domain. Ragaillardi par ce nouvel espoir je repris donc ma marche vers cet autre parc (toujours suivi par Nadine et Sandra qui recommençaient à fatiguer…). Quelle ne fût pas ma déception, quand, arrivés au Domain, nous ne vîmes aucune chauve souris, mais juste des gars un peu tarés qui se tenaient debout sur des cageots, et criaient leurs opinions politiques ou religieuses et souvent s’engueulaient entre eux car ils n’étaient pas d’accord. Je rouvris donc à nouveau mon guide, où il était indiqué que parfois, on pouvait observer des chauves souris dans les jardins botanniques. Ceci était donc notre dernier espoir (enfin plutôt le mien, parce que les 2 autres n’en avaient plutôt rien à secouer de mes chauves souris) et il se trouvait que les jardins botaniques étaient à 2 pas de là où nous étions. Nous nous y rendîmes donc, et Ô miracle, nous aperçûmes ces volatiles. Enfin, en même temps, c’était difficile de les louper tellement elles étaient nombreuses. Perchées la tête à l’envers sur les arbres, on aurait presque dit des fruits. Enfin j’étais content et pouvais rentrer à l’auberge l’esprit léger.

Le soir, nous sommes allés manger des fruits de mer à Darling Harbour, en terrasse, avec vue sur ce petit port et les buildings éclairés de la ville.

Jour 4

Ce jour là, nous prenons le train pour Katoomba (j’ai vu des kangourous sauvages par la fenêtre), au cœur des Blue Mountains, des paysages superbes avec des montagnes (enfin plutôt des collines assez abruptes) le tout dans un environnement tout bleu car rempli d’une forêt d’eucalyptus, et apparemment, les vapeurs d’eucalyptus ça fait du bleu (au moins, vous aurez appris un truc). Donc, 5 heures de marche à monter et à descendre. Le plus rigolo étant sans doute le « giant staircase » avec ses 860 marches qui permet d’accéder aux Three Sisters et qui est assez épuisant. Sandra et Nadine étaient ravies quand j’ai annoncé que je voulais prendre cet escalier (et encore elles ne connaissaient pas sa réelle taille, moi non plus d’ailleurs…). Enfin vers 15-16h, Sandra est tombée de fatigue et nous avons dû rentrer sur Sydney. Mais bon nous avons vraiment été ravis de notre journée, car c’était vraiment superbe.

Pour notre dernière soirée à Sydney, nous avons opté pour un resto à Circular Quay, afin que je puisse prendre des photos de nuit du pont et de l’Opéra.


Jour 5

Dernier jour à Sydney, temps gris. Nous avons décidé d’aller voir un musée. Moi, j’étais partant pour aller à la New South Wales Art Gallery où il y a des peintures australiennes de toutes les époques (enfin en même temps, les époques australiennes, y’en a pas 4000 – ça se limite à aborigène, XIXe et XXe siècles). Sandra et Nadine étaient partantes pour l’Australian Museum où un truc dans le genre, où on pouvait voir des squelettes de dinos. Moi ça ne m’emballait pas des masses, je flairais le palais de la découverte version australienne avec plein de gamins. Mais bon, vu que j’avais déjà imposé pas mal de trucs, et qu’on est censé être en démocratie (bien que moi je veux être dictateur quand je serai grand), j’ai dû céder… jusqu’à ce qu’on arrive dans le musée. C’était rempli de gamin et quelques touristes et ça ne me donnait absolument aucune envie d’y aller. J’ai donc annoncé haut et fort que je ne foutrai pas les pieds là dedans, que moi j’allais dans mon Art Gallery et que si elles voulaient aller voir les dinos, elles pouvaient y aller et on se retrouverait après. Je ne sais pas pourquoi, elles ont ronchonné et m’ont suivi. En plus, c’était mieux parce que mon musée était gratuit, mais elles, elles s’emmerdaient. Mais bon, moi j’étais content. Bon l’art australien, c’est pas transcendant (enfin, si, les peintures aborigènes sont bien, mais très récentes – XXe siècles et leur intérêt réside surtout dans leur différence), et puis, ce musée, c’était pas le Louvre non plus (peut-être 10% du Louvre même pas). Enfin, y’avait quand même un peu de Monnet, Rembrandt et Picasso du côté européen. L’après midi, nous sommes allés voir les camps des bagnards à Sydney. C’était assez rigolo, les gens ils prenaient perpet’ pour avoir volé des moutons, des vaches ou pour avoir volé des gens. Et puis ce n’était pas de la prison grand luxe. C’était des pièces avec 80 hamacs les uns à côtés des autres pour la nuit et du travail forcé le jour.

Après ça, nous avons pris un taxi direction l’aéroport, où nous avons pris un avions jusqu’à Cairns, l’endroit de la grande barrière de Corail. Nous sommes arrivés dans notre nouvelle auberge de jeunesse à minuit et nous sommes endormis rapidement, car nous avions rendez-vous le lendemain à 8h30 sur un bateau pour aller plonger.

Jour 6

Réveil difficile, d’autant plus que le temps était à chier. Tout le monde est démotivé : plonger à la grande barrière de corail avec un temps de merde, ça craint. Nous nous levons tout de même car le centre de plongéé avait le numéro de carte bancaire de Sandra et donc on ne pouvait pas trop changer nos plans. Nous nous rendons donc sur place avec pour objectif d’arriver à annuler notre plongée et à la reporter au lendemain. Nous arrivons en retard et tout le bateau nous attend, genre énervé. Nous imaginons donc qu’il serait malvenu d’annuler le cours et embarquons donc à bord du petit navire. La mer est plutôt agitée et nous avons deux heures de trajet avant d’arriver sur place. 3 personnes à bord passent leur temps à vomir. Moi, ça va. Et puis quelques minutes plus tard, la magie opéra, le temps se dégagea complètement et l’arrivée à la Grande Barrière de Corail se fit sous un temps magnifique. Tout l’équipage était ravi.

Bon, ensuite je me suis fait arnaquer. J’avais déjà dû payer 125$ pour la plongée et 15$ de taxe parce qu’on plonge à la Grande Barrière. Mais ce n’était pas tout. En effet, je possède un niveau 1 de plongée, qui m’autorise à plonger à 18 mètres maximum en compagnie d’un autre niveau 1 (ou supérieur). Seulement, j’étais le seul à bord à plonger avec cette formule, les autres faisaient une introduction à la plongée et étaient donc des maxi débutants. Dans ce cas là, la seule solution, c’est de plonger avec un prof et donc de payer 11$ de plus par plongée. Et comme j’avais le droit à 2 plongées, ça a fait 22$. Et puis bien sûr, on a pris l’option touriste avec l’appareil photo numérique qui va dans l’eau : 35$. Mais bon, je n’ai pas encore reçu les photos.

En tous cas c’était superbe. Ca m’a rappelé ma plongée dans la mer rouge avec plein de superbes coraux et des poissons de toutes les couleurs et de toutes les tailles. J’ai vu un énorme poisson tigre, le plus gros que le prof n’avait jamais vu. Ce sont des poissons qui peuvent mordre et qui font mal. J’ai aussi vu des poissons clowns (Némo), et anémones bizarres qui se rétractent quand on claque des doigts, des énormes concombres de mer, des superbes étoiles de mer, et plein de trucs plein de couleurs. Malheureusement, je n’ai pas vu de requin (il y a des petits requins), de stingray (l’assassin de Steve Irwin) ou de tortue de mer.

Sur le chemin du retour, notre bateau a fait escale au kangaroo Explorer, un gros bateau qui sert de centre de plongée pour les gens qui restent plusieurs jours (et qui donc ne se farcissent pas le trajet quotidiennement). Notre bateau faisait en effet la navette, apportant de nouveaux gens et en ramenant d’autres. Nous avons donc récupéré à ce moment là Alistair et Thorsten, mes deux collocs français et allemands et sommes rentrés sur Cairns.



Jour 7

Direction Cape tribulation, à 90 km de Cairns, soit 4 heures de trajet sur les routes australienne. Cape Tribulation, c’est la plus grande et presque seule forêt tropicale d’Australie. « Where the rain forest meets the reef » est-il écrit partout. En gros c’est une forêt tropicale bordée par des plages et la mer. Exactement le genre d’endroit où King Kong vivait avant qu’on ne l’emmène à New York et qu’il se fasse sauvagement abattre au sommet de l’Empire State Building. C’est aussi le genre d’endroit où on rencontre des crocodiles ou des cassowaries (que nous appelions entre nous « Giant chickens » parce qu’on ne se souvenait jamais du nom), sorte d’autruches avec un casque sur la tête et un bec super dur, qui est en fait le premier oiseau tueur d’hommes d’Australie. D’ailleurs partout ils y a des panneaux disant « attention, si vous croisez un poulet géant, ne vous approchez pas, risk of serious injury or death ». Pareil pour les crocos, la consigne est de ne pas traverser une crique si on n’en voit pas le fond et de ne se baigner là où il y a des panneaux interdisant de se baigner à cause des crocos.

Notre première après midi à Cape Tribulation fut la plage, car nous sommes arrivés relativement tard et qu’ici le soleil se couche très tôt.

Jour 8

Nous avons une seule journée entière à Cape tribulation. Notre objectif, capturer un crocodile et un poulet géant. Nous avons repéré trois marches à faire et partons pour la première. Celle-ci s’avère décevante, très courte et remplie de touristes, réduisant comme peau de chagrin les chances de voir un cassowary. Nous rentrons donc déçus à l’auberge de jeunesse pour prendre notre déjeuner. Nous repartons alors pour la deuxième marche, celle qui nous emmènera au Swimming Hole un basin d’eau douce au milieu de la forêt tropicale. L’endroit est superbe. Nous sommes tout seuls dans la forêt avec cet espèce de petit lac et normalement on peut s’y baigner (nous avons déduit ça du nom de l’endroit). Cependant nous n’étions pas très rassurés, en effet, nous n’avons pas été capables de répondre à la question « qu’est ce qui fait que cet endroit n’a pas de croco ? On est au milieu de la forêt et on ne voit pas le fond… ». Qu’à cela ne tienne, nous nous lançons courageusement dans l’eau au milieu de tous les petits poissons bizarres et nous sentons obligés de jouer à Tarzan avec les lianes. Une heure plus tard, nous repartons pour notre ultime marche, celle dans la forêt tropicale, l’occasion où jamais de jouer à Steve Irwin et de mourir comme lui. Là encore, malheureusement, pas un poulet géant, ni croco. Juste des canards qui creusaient dans le sol et que nous avons donc baptisé « digging ducks ». En fait il paraît que ces animaux sont plutôt connus et typiques de la région, mais nous ce qu’on voulait, c’était un giant chicken de 2m de haut et pas un ridicule digging duck. Nous sommes donc rentrés très déçus de notre excursion.

Le soir, nous nous sommes rendus sur la plage où nous avons rejoint un groupe d’américains qui faisaient un feu de camp sous les étoiles. On espérait qu’ils fassent rôtir un cassowary, mais non.



Jour 9

Encore une journée de trajet, direction Mission Beach avec 3 heures d’attente à Cairns. Bien sûr nous avions pris soin de ne rien réserver et de se la jouer freestyle.

Nous avons quitté Cape tribulation vers 11h30 et sommes arrivés à Mission beach à 20h30, pour, je pense maximum 300 km. Sur place, nous arrêtons une première navette d’une auberge de jeunesse et demandons s’il y a de la place. Réponse : « non ». Nous en arrêtons une deuxième qui nous dit que ça devrait être bon. Nous embarquons donc à bord de la navette, pour arriver…15 secondes plus tard (je ne comprends toujours pas l’intérêt de cette navette, qui ne parcourt pas plus de 100 mètres). Finalement, on récupère un dortoir de 10 lits pour nous tout seuls. Tout va bien. Nous décidons d’aller dîner quelque part, mais malheureusement pour nous, il était 9 heures, passées, l’heure où les restaurants ferment en Australie, et nous avons donc dû nous contenter de bières et de chips achetées dans un distributeur (et aussi des bananes de cape tribulation super bonnes et pas chères). Nous nous sommes couchés joyeux vers une heure, car le lendemain, il fallait se lever tôt pour profiter un maximum de l’endroit, nous avions en effet un bus à prendre à 15h10.

Jour 10

Nous sommes donc allés sur la plage. Une superbe et presque désertique plage avec un sable assez jaune. Nous avons donc fait bronzette pendant 1 heure et avons décidé d’aller prendre notre déjeuner. Pour notre déjeuner, nous nous sommes dirigés vers « Mission beach », partant du principe qu’il aurait été débile d’aller à Mission Beach sans aller sur la « vraie » mission beach. Seulement, ce qu’on ne savait pas, c’est que Mission Beach se trouvait à 1 heure de marche. Je ne vous raconte pas la tronche de Sandra et Nadine. Nous, on était morts de rire. Pas elles. Elle ont d’ailleurs fait la gueule et n’ont pas déjeuner avec nous (nous on n’a pas très bien compris pourquoi et donc ça nous a encore plus fait rire). Pour le retour, elles ont décidé de prendre un taxi et ont donc raté cette autre marche sur cette superbe plage. A mon sens, c’est du gâchis.

Bref, nous sommes arrivés pile à temps pour le car. Sandra et Nadine ont finalement fait de l’auto-stop car il n’y avait pas de bus ni de taxi. Il faut dire que Mission Beach n’est pas du tout un lieu à touristes, et qu’on y est vraiment isolés, il y a juste un tout petit centre touristique avec des restos.


Nous avons donc grimpé dans notre nouveau bus, direction Magnetic Island. Le nom de cette île vient du fait que la boussole du Capitaine Cook (le gars qui, pour simplifier, a découvert l’Australie) serait devenue tarée au large de cette île. Mais comme dirait une australienne de Brisbane qui vient de là bas, « Il a sûrement dû abuser sur le rhum, ouais ! ». Enfin donc, notre bus nous a déposés à Townsville où nous avons pris un ferry pour l’île. Dans le ferry, nous avons décidé en dix minutes dans quelle partie de l’île nous allions passer nos deux nuits, et quelles seraient les auberges de jeunesse susceptibles de nous accueillir. Une fois notre choix fait, nous avons eu l’agréable surprise de découvrir un service de bus qui à la sortie du ferry nous amenait là où on voulait. La première auberge de jeunesse était complète et il ne nous restait donc plus qu’une chance avant d’aller dormir sur la plage. La deuxième auberge de jeunesse a pu nous accueillir, mais nous avons du nous diviser en 3 groupes (2, 2 et 1), chaque groupe dans une chambre différente. J’étais dans la même chambre que Thorsten, chambre de 6 lits occupée par 4 irlandaises qui se changeaient quand nous sommes rentrés. Tout de suite, elles nous ont donc détestés et ne nous ont presque pas adressé la parole. Et puis de toute façon, quand on rentrait le soir, elles dormaient et le matin aussi.

Jour 11

Encore une longue journée de marche devant nous. Alistair partant le jour même il fallait faire le plus de trucs possible, le plus vite possible. Notre objectif : voir les 3 baies et la marche des forts où des bunkers installés pendant la seconde guerre mondiale étaient censés protéger Townsville (bon alors effectivement, quand on voit Townsville, on se demande bien qui aurait pu avoir envie de la protéger, ou qui aurait perdu son temps à l'attaquer).

30 minutes de marche pour attendre la première plage. Et pas de la petite marche à plat. Une grosse montée et une grosse descente entre terre et rochers. Mais la marche valait le coup, la première baie était superbe avec une eau bleue à bien 27°C. Mais bon, bien qu’épuisés et ayant déjà bu la moitié de nos réserves d’eau (il y avait un soleil de plomb), nous devions repartir pour la deuxième baie. Nous avons donc remonté ce que nous avions descendu et descendu un chemin que nous n’avions pas pris. 20 minutes plus tard, nous étions sur une autre baie, très jolie aussi mais avec plus de gens car accessible en voiture (et d'ailleurs avec leurs 4x4 à la con, ils m'ont flingué une superbe photo avec des palmiers et la mer). Encore une fois, 10 minutes de pause et direction la dernière baie, où nous avions prévu de déjeuner et de nager avec masque et tuba car il y avait des récifs coralliens à cet endroit. Nous avons donc marché une nouvelle fois 30 minutes sous ce soleil brulant, pour revenir… sur la même plage ! Du coup, fou rire général (sauf Sandra et Nadine) et nouveau départ, cette fois dans la bonne direction. Encore 30 minutes de montée sur une route bien dégagée et nous sommes finalement arrivés à destination. Comme prévu, nous avons mangé et nous nous sommes baignés. J’ai vu encore de jolis poissons et une raie. Je ne pense pas que c’était une Stingray et je n’ai pas trop voulu m’approcher pour vérifier, ayant toujours en mémoire mon épisode favori des infos australiennes, la mort de Steve Irwin.

Apres une heure de pause, nous reprîmes la route en direction des Forts. Malheureusement, Alistair n’avait pas le temps de la faire et est rentré en bus. Sandra et Nadine nous ont prévenus qu’elles acceptaient de faire encore cette marche, mais qu’après, quoiqu’on fasse, elles rentraient en bus. Nous on essayait de leur expliquer qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient et qu’on s’en foutait, mais visiblement, elles se sentaient toujours obligées de nous suivre. Et puis de toute façon, nous aussi on voulait rentrer en bus vu qu’on n’avait plus d’eau depuis un bon bout de temps et qu’on commençait sérieusement à se dessécher. Pendant cette marche, nous avons donc eu l’honneur de voir des koalas et un oiseau complètement débile, un des emblèmes de l’Australie dont j’ai oublié le nom, et qui ne bouge pas quand on lui lance des trucs. Bon d’accord, Thorsten visait comme un pied, mais bon, ça lui passait à 4 cm de la tronche (bon on lui balançait des petits trucs aussi, rien qui ne puissent lui faire mal). Notre plan de capturer des koalas est aussi vite tombé à l’eau à cause des touristes béats et complètement attendris devant ces animaux inutiles qui passent leur vie à dormir. Moi je vais vous dire une chose, si ces saloperies avaient des prédateurs, elles ne passeraient pas leur temps à se la couler douce dans les branches d’un arbre. Enfin bref, du coup, c’était très simple de trouver des koalas, il suffisait de tendre l’oreille et de suivre les « Ho ! Ho ! Ho ! So sweeeeeeet ! Ho Ho ! Ho ! » lancés par les membres de la gente féminine présents sur le site. Notre plan était à la base de leur lancer des noix de cocos pour les faire tomber et les assommer, mais il y avait trop de témoins. Je tiens quand même à préciser que j’ai trouvé un koala tout seul grâce à mon instinct de chasseur, mais après avoir lancé l’alerte pour rameuter mes compagnons, des touristes nous ont rejoints.

Nous avons donc fini notre marche en haut du Fort (bâtiment sans intérêt qui n’est rien de plus qu’un vulgaire bunker comme on en trouve en Bretagne), où nous avons profité d’un super panorama de l’île et de la mer bleue.

Au total, notre excursion aura bien duré 6 heures, nous sommes rentrés lessivés.



Jour 12

Le dernier jour de vacances. Notre avion est à 16h à Townsville et nous devons quitter Magnetic Island à 12h15. Thorsten et moi repartons sur la première baie dans laquelle nous avions été pour nager une dernière fois dans cette superbe eau chaude et bleue, et dans ce superbe environnement désertique. Les filles, elles, sont devenues allergiques à la marche à pied et sont restées sur la plage immonde en face de l’hôtel.

Nous avons atterri à 18 heures à Brisbane. Je suis de retour dans ma maison. On a une nouvelle cuisine et les proprios nous ont laissé une énorme caisse de bières et une bouteille de vin pour nous remercier de notre patience pendant les travaux. Thorsten est ulcéré et veut de l’argent en compensation, même si, en bon allemand, il est très content d’avoir de la bière.

Je viens de me rendre compte que mon téléphone portable a probablement glissé de ma poche dans l’avion ou dans le taxi. Je commence sérieusement à en avoir marre, je pense peut être aller consulter un psy parce que là, ça devient gravos. Avant, je vais quand même appeler la compagnie de taxi et la compagnie aérienne…

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